LE PETIT BRABANCON ET LES GRIFFONS BELGE ET BRUXELLOIS

LE FORUM DES AMOUREUX DU PETIT BRABANCON ET DU GRIFFON BELGE ET BRUXELLOIS
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

LE PETIT BRABANCON.LE FORUM DU PETIT BRABANCON DU GRIFFON BRUXELLOIS ET GRIFFON BELGE-CE FORUM VOUS EST OFFERT PAR L'ELEVAGE DU DOMAINE DES COTIERES-ELEVAGE DE DOGUE ALLEMAND ET DE PETIT BRABANCON- WWW.DOMAINEDESCOTIERES.FR

 

CHIOTS PETIT BRABANCON DISPONIBLE A L'ELEVAGE DU DOMAINE DES COTIERES-GEORGES OF BALUCHISTAN CHAMPION DE FRANCE
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» cachou petit brabançon
Lun 21 Déc - 10:36 par Nathie

» Voyagez-vous avec vos petits brabançon ?
Ven 23 Oct - 10:30 par Odiletycoo

» Isa de L'Orée de La Montagne Noire
Jeu 22 Mai - 10:41 par Nathie

» Bonjour de Vendée
Mar 6 Aoû - 8:40 par fraize

» presence et brabancon
Jeu 7 Mar - 4:14 par Bleuelune

» Bonjour à tous!!!!
Jeu 7 Mar - 4:00 par Bleuelune

» bonjour à tous
Ven 11 Jan - 10:54 par edenne

» une copine pour mon griffon
Jeu 29 Nov - 9:47 par schnetzer

» Un pt'it bonjour
Sam 17 Nov - 22:23 par oneill666

TRADUCTEUR

Partagez | 
 

 Vous avez dit ... "éducation" du chien ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 4:55

Vous avez dit ... "éducation" du chien ?




On avait envie (ou besoin ?) d'un chien près de soi, alors on a fait l'acquisition d'un chiot ou bien l'on vient d'adopter un chien dans un refuge, et se pose maintenant la question de "l'éduquer"...



Quel point de vue va-t'on prendre et que va-t'on envisager comme démarche pour y parvenir ? La démarche A ou la démarche B ?



Point de vue et démarche A

Interdire, s'opposer, contrer, empêcher son chiot ou son chien de se comporter de manière très gênante pour tout le monde (ex: sauter sur nous et les autres personnes, aboyer, mordiller, etc.) et "travailler son obéissance" en l'obligeant à se comporter tel qu'on le veut avec des ordres multiples.



Le "matériel" à utiliser est assez simple et basique: les "NON !" pour interdire, s'opposer, contrer et empêcher d'une part, et d'autre part, les "ASSIS", "COUCHER", "PAS BOUGER", "À TA PLACE", "VIENS ICI" ! pour obliger.

Le tout sans modération, avec conviction et sans oublier de manger avant son chiot (ou son chien), de passer les portes avant lui, et de placer son couchage dans un endroit retiré dit "non stratégique".



Cette méthode peut être employée "à la dure" (avec menaces, punitions rudoyantes, etc... selon l'humeur ou la patience disponible) ou bien "à la douce et positive" (avec croquettes abondantes et/ou félicitations vocales démonstratives selon approvisionnement) ce qui reviendra toujours à vouloir obtenir du chien qu'il puisse produire de manière conditionnée, ce comportement-là, à ce moment-là, alors qu'il ne le produirait pas naturellement en ces circonstances... ça s'appelle: obliger.



Les personnes souhaitant adhérer à ces propositions peuvent se diriger rapidement vers d'autres sites et surtout d'autres professionnels pour y trouver les détails et marches à suivre correspondantes.


--------------------------------------------------------------------------------



Point de vue et démarche B

Aider son chiot ou son chien à produire les comportements qui nous arrangent (ex: ne pas ou ne plus sauter sur nous et les autres, ne pas ou ne plus aboyer, ne pas ou ne plus mordiller ou mordre, etc.) en comprenant ce qui le motive à produire ces comportements très gênants, et en adaptant NOS propres conduites à son égard et tout notre quotidien, afin que ses réponses comportementales soient celles que nous souhaiterions.



Le "matériel" à utiliser est moins simple et moins basique, car il s'agit d'abord d'adapter toute conduite vis à vis du chiot ou du chien, en fonction de la sensibilité de son animal (cette sensibilité étant le résultat de toutes ses expériences vécues depuis le plus jeune âge, y compris son développement précoce à l'élevage ou famille de naissance).

Pour commencer, l'objectif est de ne surtout pas maladroitement alimenter un comportement gênant du chiot ou du chien (qui saute ou aboie ou mordille), avec des réactions inappropriées et donc inévitablement renforçatrices (du comportement que l'on voudrait justement voir s'éteindre!).

Il y a lieu pour cela, de faire en toutes circonstances le bon choix de sa propre conduite en anticipant ce que le chiot ou le chien pourrait bien produire naturellement en réponse, et de renforcer (par de l'attention) l'un de ses comportement qui nous serait agréable et attendu, tout en négligeant les autres.

Au résultat, le chiot ou le chien, en vient facilement et rapidement à produire et reproduire les comportements attendus et cela sans contrainte. Ce sont alors de vrais comportements adaptatifs et durables ("bons" pour lui puisque le chien les avait produits spontanément) et non pas des comportements "obligés".



Il ne s'agit pas là de "méthode" mais d'une fine gestion générale des échanges dans tout le quotidien avec le chiot ou le chien, et les personnes souhaitant adhérer à cette approche peuvent alors continuer la visite de mon site pour y trouver des informations et conseils dans ce sens.

Sans oublier que l'aide d'un(e) Caniconsultant(e) en consultation à domicile peut servir autant à mettre en place une bonne gestion du quotidien avec un chiot, que restaurer un quotidien devenu difficile avec un chien (jeune ou même plus âgé).


_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 4:55

Le quotidien avec son chien:




"Tel maître... tel chien"...



Cette expression populaire fait penser à tel père, tel fils… où l’on imagine tout ce que le fils peut recevoir d’influences de son père et se trouver détenteur de sa manière de voir le monde, de son caractère, etc.

Tel maître, tel chien est plus souvent vu sous l’angle de la ressemblance physique de l’animal avec son propriétaire.



Une étude scientifique menée aux USA et publiée il y a quelques années dans la très sérieuse revue américaine « Psychological Science » prétendait même démontrer cette tendance de l'homme à choisir un compagnon canin qui lui ressemble. Ces chercheurs concluaient que les personnes achetant un chien de race, le choisissaient en fonction de ressemblances physiques ou de traits de comportement communs. Conclusion qui permettait d'écarter l'autre théorie portant sur une convergence physique entre le propriétaire et son chien, qui serait liée à la durée de sa possession.



Diverses autres observations faites en France, font se demander « quelle force circule entre deux êtres vivants, au point que l’un puisse agir sur l’autre et façonner son style émotionnel ? » (Boris Cyrulnik)

Ces observations veulent aller plus loin que la simple démonstration du choix d’un chien sur sa ressemblance physique avec son propriétaire. Elles font émerger comment les attentes, les émotions, le style de vie, les idées reçues du ou des propriétaires d’un chien, peuvent modeler celui-ci.


L’histoire de Voltaire



Bien seuls après le départ de leurs enfants, Gérard et Rosine ont acheté Voltaire et investi très fort affectivement ce petit compagnon à 4 pattes, qui bien sûr ne les lâche jamais d’une semelle.

Madame fait seule les courses quand Monsieur bricole à la maison, et inversement Madame fait son ménage quand Monsieur va chez son kiné, pour ne pas se sentir coupables de laisser Voltaire seul.

« On n’a pas un chien si c’est pour le laisser seul, d’ailleurs il nous est très attaché et n’aime pas cela du tout ! » m’assurent-ils convaincus de bien faire, en se contorsionnant pour ne jamais sortir ensemble.



Puisque selon eux on ne prend pas un chien pour le laisser seul, alors le chien ne trouve jamais d'autonomie, si bien que le jour où il faut aller tous deux à l’enterrement de l’ami de la famille ou au baptême du dernier petit fils, on « abandonne » Voltaire (en tout cas c’est vécu comme tel) à la voisine pour quelques heures (mais faut-il que celle-ci soit là !)

Ce qui devait arriver, arriva : la voisine a déménagé et le jeune couple qui occupe désormais son appartement n’est pas si disponible.

Tout en culpabilisant, Gérard et Rosine (en pleine démarche de rénovation de leur intérieur) ont donc dû commencer à laisser Voltaire seul, pour faire des choix de meubles et autres éléments de déco (qui ne peuvent s’acheter qu’à deux)

Comme on pouvait s’y attendre, très insécurisé par ces absences auxquelles il n’était pas habitué, et dans le plus grand désarroi, Voltaire s’est mis à hurler et s'agiter en activités motrices diverses provoquant des dommages collatéraux (appelés "destructions") sur son environnement.



D’abord compréhensifs et compatissants, les maîtres de Voltaire (Gérard surtout) se sont mis à voir d’un mauvais œil les dégradations successives de leur bel appartement qu’ils rénovaient petit à petit.



Gérard se sentait de plus en plus esclave de l’animal vécu désormais comme tyrannique, et "destructeur" de surcroît. Il s’est mis à gronder et même rudoyer son chien (qui ruinait ses efforts de réfection de l’appartement).

Il suivait les conseils entendus ici et là selon lesquels il était grand temps de ne plus s’en laisser imposer ainsi par un chien et qu’il fallait sévir sur lui ! Sans se rendre compte qu’il préparait ni plus ni moins les prochains saccages aggravés, d’un animal de plus en plus confus et incapable de produire un comportement plus acceptable.



Les attentes du couple avaient pourtant été comblées :



Très friands eux-mêmes de contacts Gérard et Rosine avaient « organisé » un petit compagnon très attaché: Voltaire était donc très dépendant.

Redoutant pour eux-mêmes la solitude, ils lui avaient offert autant que possible leur constante présence et disponibilité : Voltaire était donc devenu exigeant.

Ignorants de l’impact du manque d’autonomie, ils n’avaient ni vu ni compris la détresse de leur petit compagnon lors de leurs absences, et n’y avaient évidemment pas proposé remède adapté : Voltaire n’a pas compris ces soudaines situations de solitude et n’a pas su s’y adapter.



Minés par leur culpabilité sous-jacente, puis débordés par leur propre colère : Gérard et Rosine ont d’abord grondé puis corrigé Voltaire sans plus s’efforcer de le comprendre.

Pourquoi sanctionner ? Dans le but (par l'inconfort provoqué) de supprimer ou en tout cas de décourager l’apparition de tout futur acte semblable. Un peu comme de vouloir faire reconnaître à Voltaire qu’il avait tort de se comporter ainsi et que s’il s’obstinait, il lui en cuirait !



Voltaire n’était pas un humain qui aurait pu accéder à ce que l’on attendait là de lui. Devenu nerveux et peureux il s’est seulement mis à produire des comportements de plus en plus inadaptés autant qu’inexpliqués. « Des pipis de marquage sur ce mur et ce meuble parce que cet appartement m’insécurise, des selles qui m’échappent en errant de pièce en pièce, des grattages de la porte, des mordillements des coussins ou de ce que je trouve sur mon chemin de déambulation anxieuse… actions qui pour un instant me libèrent un peu de mes tensions intérieures… » Ah ! si Voltaire avait pu leur dire tout cela…



Le besoin que l’on a de la présence d’un chien, l’idée que l’on se fait de sa relation avec lui et les croyances que l’on entretient sur cet animal, organisent des schémas affectifs et comportementaux qui vont façonner la plupart de ses réponses adaptatives.



Voltaire n’avait fait que répondre à ce qui lui avait été proposé de vivre au sein de sa famille. Gérard et Rosine « découvraient » que leurs propres conduites depuis l’adoption de Voltaire, provoquaient chez lui des réactions émotionnelles de satisfaction ou insatisfactions, auxquelles ils réagissaient émotionnellement eux-mêmes, satisfaits ou insatisfaits.

Que c’était dans ce jeu relationnel qu’une régulation des comportements de Voltaire était possible. Mais que le recours à la sanction n’avait pas le pouvoir dissuasif attendu, d’abord parce que l’animal était maintenu dans ce lien de dépendance excessive, qui générait et alimentait sa détresse de solitude.

Voltaire, ni détraqué, retors ou malade, allait pouvoir évoluer grâce à la meilleure communication que Gérard et Rosine lui proposerait avec mon aide.



Ces maîtres là… avaient modelé ce chien là, mais ils allaient pouvoir en « faire » un autre chien avec un autre mode de gestion de toute leur cohabitation.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 4:56



L'arrivée du chiot à la maison


L'accueil d'un chiot dans une famille ne devrait se faire qu'après avoir préalablement bien pris conscience que le temps à accorder à ce petit être vivant pourra lui être réservé quotidiennement.

Pris conscience également que quand il s'agit d'introduire un petit être immature dans notre cohabitation, c'est de notre aide dont il a besoin pour la poursuite de son bon développement.



Nous allons lui demander (exiger ?) une large adaptabilité et lui demander de faire l'apprentissage des "bons" comportements dans notre quotidien et un milieu de vie humain pour lequel, en fait, l'animal n'a aucun comportement adaptatif prévu !

Cela ne doit-il pas faire réfléchir chacun(e) de nous à propos de notre besoin de vivre avec un chien pour compagnon ainsi qu'à propos de nos attentes (exigences ?) vis à vis de lui ?



C'est un grand chambardement dans la vie d'un chiot que de quitter le lieu où il est né, sa mère, sa fratrie et ses habitudes, pour intégrer une famille nouvelle. Sa désorientation peut donc être bien légitime et réclame l'indulgence.



Les gens qui l’ont élevé ont sans doute donné leurs conseils nourriture: n’y changez rien brusquement dans les premiers jours.

La (les) première(s) nuit(s) va (vont) être la (les) plus difficile(s) et prévoyez que le chiot vous dérange par des pleurs révélateurs de sa détresse.



Si le chiot est très jeune (2 mois: l'âge minimum légal de vente), choisir de le faire dormir près de vous dans la chambre atténuera son désarroi, mais en veillant à ce qu'il reste dans son panier et pas dans votre lit.

Le fait de n'être pas isolé le rassure, il peut dormir (vous aussi! de plus quand un chiot dors la nuit, il n'élimine pas) au lieu de gémir, hurler, et déambuler et faire ses besoins un peu partout.

Cette situation doit être provisoire, car pour lui assurer un bon équilibre futur, il sera souhaitable 2 ou 3 semaines plus tard d'amorcer le détachement, en choisissant de le faire dormir toujours dans son panier, mais dans une autre pièce.



Si le chiot est plus âgé (3 mois ou plus) on peut ne le garder que quelques jours dans la chambre, le temps qu'il ait un peu évacué le stress de son "déménagement", et pris confiance en vous.

Ces quelques précautions sont élémentaires pour instaurer un bon climat de confiance entre le jeune animal et sa nouvelle famille, climat qui favorisera et facilitera les premiers apprentissages d'un chiot équilibré.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 4:57

L'apprentissage de la "propreté"

Vous comptez peut-être acquérir un chiot (ou bien vous l’avez depuis peu) et s’impose pour vous qu'il apprenne ce que nous appelons la "propreté".

Ce premier grand apprentissage n’est pas toujours facile à faire pour le jeune animal qui vient d’être propulsé chez vous, alors qu’il a été arraché brutalement à sa mère et sa fratrie en perdant tous ses premiers repères de vie. Désorienté, il a avant tout besoin de tranquillité émotionnelle pour aborder ce difficile apprentissage.

C’est dans l’accueil spontané, tendre et indulgent de ses nouveaux propriétaires (mais pas leur toute permissivité pour autant !) que le chiot trouve cette tranquillité et peut ainsi reporter sur eux l’attachement qu’il avait pour sa mère et sa fratrie.

C’est sur cet attachement qu’il vous revient de bâtir la confiance en vous de votre chiot, parce qu’un apprentissage ne se réalise jamais mieux que dans la confiance.



Mais au fait qu’entendons-nous par « propreté du chiot » ?



Pour lui, propreté signifie ne pas faire sur les lieux de couchage et de nourriture. C’est ce qu’il a déjà appris avec sa mère chez ses éleveurs (dans le cas des meilleures conditions d’élevage).

En effet, dès la naissance et tant qu'ils tètent, les chiots sont incapables d’éliminer seuls spontanément. C’est leur mère qui provoque l’élimination et en absorbe les produits, tenant ainsi le couchage propre.

Dès que ses chiots commencent à manger une nourriture solide, elle n'ingère plus leurs déjections et les pousse alors à aller faire leurs besoins en dehors du nid

Si vous l'accueillez à 8 semaines (âge minimum légal de vente) le petit animal est donc déjà "propre", car il ne faisait plus ses besoins dans le nid.

Le chiot doit donc s’ajuster sur notre point de vue de la propreté quand il arrive dans nos maisons : c'est-à-dire faire ses besoins en dehors de l’habitation. Il s’agit pour lui d’élargir jusqu’en extérieur l’espace entre le nid où il n’élimine plus et l'endroit où il pourra se soulager.

Pour qu'il puisse comprendre ce que vous attendez donc de lui, et toute manière forte ne favorisant jamais les apprentissages, c’est dans le calme que vous devrez procéder pour son bon équilibre.



Préalable pour faciliter l’apprentissage :

Distribuer la nourriture selon un protocole précis et à heure fixe afin de mieux gérer l’élimination.

Pour une bonne régulation du comportement alimentaire du jeune animal, en dehors des repas de la famille (où l’on ne donne rien au chiot), on le laisse manger seul au calme et on lui retire sa gamelle ¼ d’h plus tard, qu’elle soit vide ou pas, et même chose aux repas suivants (toujours en laissant l’eau disponible).

Sachant que le chiot se soulage habituellement après ingestion de nourriture, on facilite donc son apprentissage de la propreté en le sortant à ces moments là.

Limiter l’espace que le chiot peut occuper (surtout en votre absence) et décider d’un lieu de couchage.

C'est ainsi réduire les zones que le jeune animal peut souiller. Que ce soit pendant vos absences, pour le repos en journée ou pour la nuit, la cuisine est souvent la pièce retenue comme lieu de couchage parce que facile d’entretien.

Un chiot dort beaucoup, il va donc s’y reposer de nombreuses heures et souhaite se soulager presque automatiquement à chacun de ses réveils. Le sortir juste à ces moments là, garantit une fois encore d’obtenir facilement des éliminations.

Prévoir un « carré d’aisance »

Un chiot de 8 semaines ne peut pas se retenir plus d’1h ou 2 dans la journée, 3 ou 4h la nuit, et il ne faudra pas attendre de lui une réelle capacité à se retenir plusieurs heures avant l’âge de 6 mois.

Si l’on peut le sortir après les siestes, les repas ainsi qu’après les séances de jeux (où le chiot éprouve aussi facilement le besoin d’éliminer) il est aisé d’obtenir en quelques semaines un jeune animal qui se soulage facilement dehors.

Être aussi disponible n’étant pas toujours possible il faut donc prévoir qu’il va naturellement se soulager dans la maison, sans qu’évidemment cela soit à punir (puisque c'est un besoin naturel).



Si l’on doit s’absenter plusieurs heures (ou si l’on habite au 6è sans ascenseur !) on peut délimiter un « carré d’aisance » (dans la cuisine, sur la terrasse, etc.…) matérialisé par du papier journal ou une serpillière par exemple, suffisamment espacé de sa gamelle d’eau. Stimulé par l’odeur des ses précédentes éliminations à cet endroit là, il y reviendra plus volontiers.

Cette méthode arrange de nombreuses personnes, mais il est évident qu’elle retarde le chiot dans son apprentissage à éliminer en extérieur. On lui « apprend » en quelque sorte que c'est permis de faire son pipi ou sa crotte dans la maison ! Or on cherche précisément à lui faire comprendre le contraire...! Il faudra donc beaucoup d’indulgence quand il s’éternisera un peu à « devenir propre » !

C’est le cas des chiots venant d’animaleries, souvent plus longs à être propres à la maison car ils ont été tenus captifs dans de petits boxes, où ils étaient contraints de faire leurs besoins sur le lieu de couchage. Ils y ont fait littéralement « l'apprentissage forcé » de : «Je fais là où je suis». Il faut donc défaire ce qui a été « appris » et réapprendre « la bonne manière » en accord avec les critères humains de la propreté : patiente et indulgence donc.



Sortir le chiot souvent et dès son plus jeune âge (mais pas dans n’importe quelles conditions)



Puisque le chiot élimine spontanément après ses repas, siestes et parties de jeux, s’il se met à tourner en flairant le sol après l’un de ces moments, mieux vaut réagir promptement et le sortir de suite !

Au début de l’apprentissage choisissez de l’emmener en laisse toujours aux mêmes endroits un peu tranquilles et propres si possible, pour qu’il s’y familiarise et puisse trouver confiance pour s’y poser.

Pour apprendre à éliminer dans n’importe quel environnement extérieur, un chiot a besoin d’être assez assuré en lui, et sa confiance en vous au bout de la laisse l’y aidera.

Les endroits bruyants, très fréquentés de gens et de congénères perturbent et distraient le chiot... idem quand on cherche à jouer avec lui lors de toutes les sorties... il se soulagera sûrement en rentrant à la maison ! On est tellement plus tranquille chez soi !



N’attendez pas les deniers vaccins pour le promener ! Il y a plus à craindre à ne pas poursuivre une bonne socialisation au milieu extérieur en ne le sortant pas, qu’à le maintenir à l’intérieur par peur des infections possibles.

Il est pour cela conseillé de le sortir avant ses 3 mois. Le risque infectieux est minime par rapport à celui de vous retrouver avec un chiot qui ne saura pas aborder sans crainte les sorties en milieu urbain surtout, parce qu’il n’y aura pas été familiarisé assez tôt.

Risque encore majoré s’il vient d’un élevage isolé en campagne où il n’a pas été en contact du tout avec les bruits de rue.

Sans pour autant l’emmener tout de suite faire ses besoins sur les trottoirs les plus fréquentés ! (parce que justement souvent les plus sales) il y a urgence à le confronter progressivement à toute situation qu’il sera amené à vivre plus tard.

Il deviendra ainsi un chien équilibré en toute occasion et environnement, capable de faire ses besoins en laisse où que vous alliez.

Et même si le chiot dispose d’un jardin, cela ne dispense surtout pas de le sortir dans la rue pour les raisons précédemment exposées.



Comment procéder :



Une fois repéré « le bon endroit » propre et tranquille, promenez-y le chiot en le laissant flairer, sans marquer votre impatience qu’il percevrait finement et qui ne ferait que le stresser et certainement pas se soulager rapidement.

Pour éliminer, il peut préférer un sol absorbant, sableux ou avec petits cailloux ou bien de l’herbe (pas toujours facile dans les grandes villes !) habitude qu’il a peut-être déjà pris chez ses éleveurs.

Ramenez-le toujours à cet endroit là, et vous y obtiendrez plus facilement ses éliminations.

Dès que le chiot s’est exécuté, vous pouvez exprimer votre satisfaction avec une petite phrase comme "c'est bien mon toutou"... (cela dit, sans que ce soit vraiment indispensable, car la réelle satisfaction/gratification du chiot a justement été celle de parvenir à se "soulager"). Vous pouvez alors poursuivre un peu la promenade toujours en laisse et très progressivement agrandir le périmètre d’exploration.

A proximité de lieu d’habitation, en ville, à l’intérieur de résidences, etc. prévoyez toujours vos petits sacs pour ramasser ses déjections. Vous participez ainsi à plus de propreté et à faire aimer les chiens de ceux qui ne les voient que comme une nuisance !



Petit à petit vous rendez l’extérieur familier et positif et surtout sans rentrer tout de suite dès les besoins faits, au risque que votre chiot n’associe rapidement « pipi/caca » = fin de la balade !



Si le chiot se soulage à la maison



A supposer que l’on soit assez disponible, il est bien sûr laborieux de sortir le très jeune chiot de 6 à 8 fois dans la journée (et 1 ou 2 fois la nuit !) si l’on n’a pas une maison avec jardin. Il y aura donc bien quelques « accidents » de parcours devant lesquels il est capital de réagir avec justesse, pour optimiser l’apprentissage



Si vous ne prenez pas votre chiot juste le fait en train de se soulager, ne le grondez surtout pas. N’allez pas le frapper ou lui infliger la trop fâcheuse et trop pratiquée punition de lui mettre la truffe dedans ! Cela ne lui apprend rien sinon à vous craindre sans comprendre. Le chien est dans son présent et n'associera pas votre soudaine colère avec le fait de s’être soulagé il y a quelques instants

La mine penaude qu'il adoptera à chacun de vos accès de fureur quand vous surprendrez un pipi dans la maison, ne sera (en langage chien) que l’attitude dite "de soumission" d’un chiot qui craint votre colère et réclame votre apaisement. L'idée sotte et tenace qu'il "se sait coupable" et demande pardon ne doit pas vous effleurer, cette interprétation n’est qu’anthropomorphisme !!

Par contre si vous le voyez flairer, tourner et vouloir se poser n’importe où, prenez-le gentiment, emmenez-le dehors ou à l’endroit de l’appartement que vous avez prévu pour cela.

Le but est qu’il finisse par associer que vous souhaitez qu’il se soulage à cet endroit là et pas ailleurs. Mais aussi et surtout qu’il ne craigne pas votre présence quand il a une envie qu’il ne peut retenir. Car alors il pourrait ne plus faire facilement en laisse dehors (craignant votre proximité), ou bien aussi chercher à dissimuler ses déjections de la nuit par exemple en les absorbant ! (Une des causes de coprophagie chez le chiot)



Quand vous ne l’avez pas surpris, contentez-vous de ramasser ou éponger hors de sa présence pour qu’il ne prenne pas votre position accroupie pour un appel au jeu !

Un nettoyage ensuite à l'eau vinaigrée est préférable à l'eau de javel dont l'odeur serait plutôt incitatrice à recommencer à cet endroit là !

Si l’on a pu offrir des conditions d’apprentissage optimales, le chiot est propre entre l’âge de 4 à 6 mois, mais parfois un peu plus tard quand justement on le laisse seul de nombreuses heures.



Alors soyez indulgent avec votre chiot, ne punissez jamais pour cet apprentissage comme pour aucun autre, ceci n’est en rien éducatif !



On obtient bien davantage et plus vite, en récompensant un comportement souhaité, plutôt qu’en voulant punir le comportement non désiré.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 4:59

Bien communiquer pour bien cohabiter avec son chien





Vivre avec un chien, c’est cohabiter avec un être vivant d’une espèce différente de la nôtre.

Réussir cette cohabitation nécessite de bien se comprendre et d’avoir quelques clés pour bien communiquer.



Si c’est un chien de race molossoïde, parmi lesquelles il y a un nombre important de sujets au très fort tempérament, aussi bien que si c’est un petit chien dit « de compagnie » les relations réussies sont basées sur:



1. une connaissance des conduites sociales et de communications canines

2. une connaissance des bases de l’apprentissage

3. la constance des propriétaires pour poser les règles nécessaires d'une vie harmonieuse en groupe





Sans la connaissance des conduites sociales et de communications canines, comment comprendre et interpréter avec pertinence les comportements de son compagnon ?

Le risque le plus courant, est de penser que le chien se comporte comme le ferait un être humain à sa place.

Exemples: Un déplacement et une approche rapide peuvent être considérés par le chien comme une agression. C’est cependant souvent ainsi qu’ils nous voient avancer vers eux (surtout les enfants !) parfois tout gai et tout sourire (je dirais « toutes dents dehors ») ce qui se révèle plutôt menaçant (du point de vue canin)

Pourtant (de notre point de vue) qu’y a t’il là d’inquiétant dans notre comportement ? à part cette innocente et joyeuse précipitation à aller spontanément vers l’autre !?

De même que regarder l’autre droit dans les yeux pour un chien est carrément une provocation, alors que nous trouvons qu’il n’est pas franc de ne pas regarder l’autre en face !

Se frotter, s’appuyer de tout son corps, du museau ou de la patte sur un congénère ou sur nous, peut nous sembler un geste affectueux du chien. En fait, il n’en est rien, il cherche à proposer son contrôle sur l’autre !

Quand un chien ne parvient pas à comprendre ce que l’on attend de lui, cela suscite souvent sa peur. C’est capital de savoir bien reconnaître comme telle cette émotion chez son animal, pour ne pas aggraver la situation. Il est juste alors de se demander si nous avons été clairs dans nos demandes et si ce ne sont pas tout simplement nos messages, qui sont illisibles pour lui.

Ces quelques exemples ordinaires de conduites canines en disent déjà long sur ce qui différencie nos deux espèces, et comment spontanément nous les interprétons de notre seul point de vue humain.

Sans la connaissance des bases de l’apprentissage, comment se faire bien comprendre de son compagnon ? le risque le plus courant est de favoriser le langage verbal* (système de communication privilégié des humains entre eux), alors que le chien utilise le langage non verbal** renforcé du para-verbal**.

« Tyson, ASSIS ! » disait Marc à son molosse à tout bout de champ quand celui-ci était agité… suivi en criant, de « je te dis de t’asseoir ! » parce que Tyson ne s’exécutait pas de suite.. renforcé en hurlant: de « bon sang, mais je t’ai dit ASSIS! »

Marc, débordé, affirmait que son chien ne comprenait rien, et surtout n’en faisait généralement qu’à sa tête, et que « d’ailleurs c’était bien de sa race »!

Les choses se compliquaient singulièrement pour demander au chien de venir. Tyson s’entendait brailler un « AU PIED ! » par Marc, un « viens là mon chien » par Valérie sa maîtresse, et un « Tyson, ICI ! » par Thomas leur fils de 15 ans



Inutile de préciser que dans la maison, Tyson ne réagissait que de manière désordonnée. Dans le jardin, n’en parlons pas, et en promenade il n’était pas lâché « car il faisait exprès de ne pas obéir ! »



*Les êtres humains communiquent entre eux principalement par la parole avec le choix des mots (le verbal), mais pas seulement. Ils utilisent aussi beaucoup les gestes (le non verbal) ainsi que les tons et les modulations de la voix (le para-verbal). Ces 2 canaux de communication complémentaires venant ponctuer, souligner, renforcer leurs propos.

**Les chiens communiquent entre eux avec :

le non verbal c’est à dire les postures, les mimiques, les attitudes, les regards, la distance ou les rapprochements qu’ils modulent avec

le para-verbal c’est à dire des sons du corps (aboiements, jappements, hurlements, grognements, gémissements etc.) dans un très vaste registre d’intonations, rythmes et pauses.

En déplaçant et utilisant leur corps en une vaste gamme gestuelle et sonore, nos chiens utilisent un langage riche et varié pour exprimer leurs états émotionnels, leurs besoins...





Même si pour nos compagnons nos mots n’ont pas de sens, ils ont la capacité d’en mémoriser un très grand nombre, et ils peuvent apprendre à les associer à une action. Mais sans accès à la signification de nos propos, c’est donc au ton de notre voix, à nos gestes et attitudes que le chien accordera la plus grande importance.



Voilà pourquoi avant d’affirmer que votre chien ne comprend rien, qu’il n’est pas intelligent, mais têtu, paresseux ou indépendant, demandez-vous d’abord si vous vous êtes bien fait comprendre.

Êtes-vous sûr d’avoir été clair dans la manière d’obtenir ce que vous attendiez de lui ?



Pour le faire rentrer du jardin, Marc et Valérie lançaient donc des ordres divers pour attirer Tyson. Après quelques « viens là ! » et « veux tu venir ici ! » sur un ton exaspéré, je les voyais capituler rapidement et user ensuite de stratagèmes tels qu’agiter le jouet préféré du chien ou l’appâter avec un morceau de fromage, et quand enfin Tyson, hésitant, s’approchait, le saisir prestement pour généralement lui crier dessus et l’obliger à aller dans son panier.

Ils déployaient exactement tout ce qu’il faut faire pour que le chien ne revienne plus. Des ordres imprécis, sur un ton rude, sans constance, suivis de projets destinés à tromper l’animal, qui finalement se faisait capturer s’il tentait une approche et réprimander quand ça n’était pas corriger ! il a fallut pas mal de temps pour que Tyson retrouve confiance dans ses proprétaires ; avec des rappels proposés d’une voix enjouée, accroupis en frappant sur les cuisses, en insistant jusqu’au retour de l’animal, avec récompenses systématiques de friandises et sans se saisir du molosse mais au contraire en lui proposant de repartir.



Pour nous comme pour l’espèce canine, c’est la concordance de tous les systèmes de communication employés qui crédibilise le message et augmente sa capacité d’être perçu avec justesse.



Prenez l’habitude de formuler vos demandes avec toujours les mêmes mots simples, employés par tous les membres de la famille, sur le ton qui convient et avec les gestes incitateurs qui peuvent renforcer le signal.

Notez comme le ton employé pour l’apprentissage est capital. Une voix forte et résonnante propre à stopper un élan, doit plutôt être réservée à un « NON » ferme qui signifie au chien votre désaccord, mais pas à un « VIENS ! » qui doit être appris sur le ton de l’invitation joyeuse pour susciter son empressement.

Les 2 demandes de base : « ASSIS » et « VIENS », nécessaires tout au long de la relation du propriétaire et son chien, doivent être obtenus ainsi de manière agréable, instaurant la confiance.

Si votre compagnon y réagit de façon souple, joyeuse et rapide (quelle que soit sa préoccupation momentanée) ils serviront à tout instant et permettront ensuite (pourquoi pas) l’apprentissage aisé de multiples autres demandes.

On peut facilement initier le chiot ou même un chien plus âgé (il n’y a pas d’âge pour apprendre) à ces 2 demandes de base, au moment de la gamelle. Lancer un joyeux « Tyson, viens, viens Tyson ! » en faisant entendre le bruit des croquettes, rend votre appel irrésistible.

Pour les renforcer, ces 2 demandes pouvant ensuite être renouvelées dans la journée sur le même ton agréable, jusqu’au résultat escompté (même si c’est long) et récompensées par les caresses du regard, de la voix et de la main.



A propos de tout apprentissage nouveau, commencez toujours quand le chien est tranquille; ensuite plus cet apprentissage est fait et répété favorablement pour l’animal, plus il s’installera vite et durablement, en des séances courtes et renouvelées.

Procédez graduellement, commencez à la maison dans le calme, puis progressivement à l’extérieur en zone tranquille, puis plus fréquentée donc plus stimulante pour le chien. N’exigez pas l’obéissance à des demandes nouvelles quand l'animal est stimulé par les enfants (ou des congénères) qui s’amusent non loin par exemple !



Privilégiez bien la gestuelle qui renforcent les signaux de la voix ; elle doit être incitative, inventive, pourquoi pas farfelue ! les chiens aiment quand leur propriétaire applaudit, s’accroupit, écarte les bras, se cache derrière un obstacle…



Technique très simple pour apprendre une demande nouvelle: toujours précédé du nom du chien, énoncez votre demande (ex: ASSIS) de préférence juste au moment où l’animal fait de lui-même l’action désirée ; cela lui permet d’associer rapidement ce mot à ce qu’il s’engage à faire.

En récompensant sur-le-champ de la voix, d’une caresse et au début d’une friandise en plus, vous avez toute chance de voir votre chien reproduire ce comportement à votre demande.

Il ne perçoit pas ainsi vos demandes comme une contrainte, mais comme un plaisir de communiquer, de partager des moments avec vous, car la satisfaction du chien c’est l’attention de son propriétaire.

Attention ensuite, à rester neutre et ne pas récompenser maladroitement un comportement appris que votre compagnon exécute de lui-même ; cela reviendrait alors à répondre à ce qui serait une demande d’attention de sa part!



Sans les qualités de constance et de cohérence qui vont avec, comment se faire respecter et avoir la coopération de son chien ? le risque le plus courant est de croire que l’on se fera mieux aimer de son compagnon si l’on est permissif avec lui. Comme on le voit au cours de ce développement, c’est de cohérence dont le chien a besoin. Le laisser sans direction, sans marche à suivre, à décider lui-même de ce qu’il veut à la maison ou en promenade, n’est qu’irresponsable et néfaste pour tous.

Vouloir être celui qui décide ne peut être que le fait d’une personne avertie et avisée, constante et donc cohérente.



Comment espérer avoir l’obéissance de votre compagnon :

En croyant qu’il vous comprend et en interprétant ses comportements à tort ?

OU sans lui accorder ni le temps ni la patience que nécessite tout apprentissage ?

Ou sans être cohérent, en interdisant par exemple aujourd’hui, ce qui était autorisé la veille ?

Ou en usant de la punition de manière inutile ou abusive ? (à ce sujet, je vois des propriétaires punir leur chien pour quelque chose que celui-ci n’a pas fait ; il ne peut pas comprendre qu’on l’agresse pour une « non action » ! Ou punir un chien qui adopte une posture dite "de soumission" ... cette posture chez le chien, étant entre congénères justement destinée à éviter les agressions ! Punir ne devrait jamais être rien d’autre qu’ignorer son chien, son plus grand confort étant l’attention de son propriétaire)


_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 5:00





Vous pensez que votre chien détruit parce qu’il vous en veut d’être sorti sans lui ? !



Attention: ressentiment, rancune, esprit de vengeance, ne sont pas des ressentis attribuables au chien.

La réalité animale est souvent bien loin des idées toutes faites que s’en font les êtres humains, et voyons comment une relation avec un chien peut aller jusqu’à la rupture, quand elle est basée sur 2 idées reçues parmi les plus tenaces:

Le chien qui provoque des destructions, aboie ou souille la maison de ses déjections quand vous tournez les talons, ne se « venge » pas !

Ça n’est pas parce qu’il prend cet air penaud, presque rampant la tête et la queue basse, qu’il « sait qu’il a mal fait » !



Le chien qui provoque des destructions, aboie ou souille la maison de ses déjections quand vous tournez les talons, ne se « venge » pas !

Cette première croyance (du chien qui ainsi se vengerait) n’est qu’une interprétation humaine et erronée, qui voile notre ignorance de la spécificité de l’animal.

Mais alors qu’est-ce qu’il a à "détruire" ainsi ? me demande Alex propriétaire de « Tarzan » son jeune dogue argentin.

Le molosse exprime simplement la détresse qu’il ressent quand il se retrouve seul sans son propriétaire. Inquiet, il essaie de se libérer de sa tension intérieure en la redirigeant dans des actions de secouement, mâchouillement ou grattage de ce qui est à sa portée (provoquant, il faut bien le dire, quelques dommages collatéraux!).

Malheureusement cela ne lui apporte pas l’apaisement recherché, puisque seule la présence de son propriétaire le sécurise vraiment.



En écoutant Alex me faire le long récit des divers méfaits de son compagnon, je me représentais très bien Tarzan, déjà inquiet dès qu'Alex enfile son veston, prépare son porte-document, cherche ses clés pour s’apprêter à sortir. Je l’imaginais entendant Alex lui « expliquer » en mots qu’il ne comprenait pas ! qu’il fallait bien « que papa aille travailler, et qu’il attendait de son chien qu’il soit bien sage ! »

Tarzan resté seul se mettait à tourner, courir à la fenêtre, gémir quand ça n’était pas hurler, chercher partout les traces de son propriétaire comme pour le faire être présent, trouver son odeur sur les coussins et les accoudoirs du canapé, les chaussons oubliés là, le tee-shirt accroché à la patère, le livre qu’il lisait hier soir.

Le molosse se saisissait alors tour à tour de l’un ou de l’autre de ces objets pour les mordiller, dans une vaine tentative d’y trouver un apaisement à sa détresse.



Désemparé parce que trop dépendant

La grande dépendance (appelée couramment "hyper attachement" )c'est-à-dire une dépendance intense à une seule personne dans sa famille, est à la base de désarroi chez l’animal quand cette personne s’absente, mais pas seulement.



Scratch le doberman vivait les choses un peu différemment, il semblait animé de grande frustration à voir s'absenter ses propriétaires dont il avait d'ordinaire l'attention et la disponibilité, quand ceux-ci étaient présents à la maison!

Quand (rarement !) Ingrid et Grégoire sortaient sans lui, ils se comportaient, en fait, en propriétaires indépendants et donc en toute contradiction (pour Scratch) avec la plupart de leurs comportements habituels (attentionnés et disponibles) vis-à-vis de leur chien.

Du coup, Scratch animé de vives tensions se distinguait en sauts et grattages sur la porte de sortie (d'où des dommages tout autour aussi), en aboiements intempestifs et même souvent en déjections disposées toujours bien en évidence...



Pas davantage motivés par l’esprit de vengeance que ceux Tarzan, tous les comportements de Scratch n'étaient qu'expressions des tensions vécues qui (au passage!) lui en permettaient la décharge (par la motricité, la communication par vocalisations et dépôts urinaires et fécaux)



Dans le cas de Toupie, la bull terrier de Joseph et Pascale, c’est à la suite de leur déménagement qu’elle s’était mise à aboyer, dégrader et souiller la maison de ses déjections éparses, puis ensuite à creuser dans le jardin chaque fois que ses propriétaires tournaient les talons.

Là aussi c’est sa détresse que Toupie exprimait, devant une perte de ses anciens repères de vie ; insécurité intérieure qui peut aussi être ressentie par certains chiens, lors des retours de vacances ou de perte d’un être cher de sa famille, par décès ou divorce par exemple.

Un comportementaliste Caniconsultant pourra identifier avec précision ce qui motive ces différentes expressions de la détresse d’un chien. Dégradations, aboiements, éliminations dites "malpropretés", mais aussi agitations, activités autocentrées (grattages, léchages parfois jusqu’à mutilation), comportement alimentaire déréglé, etc.… la liste n’est pas exhaustive.



Non ! ça n’est pas parce qu’il prend cet air penaud, presque rampant la tête et la queue basse, qu’il « sait qu’il a mal fait » !

Chez leurs propriétaires respectifs, les trois molosses avaient chacun souffert de cette seconde croyance qui accompagne la première.

Encore chiot, Tarzan avait déjà commencé à exprimer son inquiétude quand Alex s’absentait. Il se saisissait d’un objet ou d’un vêtement, le gardait avec lui sur son tapis, mais sans vraiment l’abîmer.

Constatant ces premières « bêtises » en rentrant chez lui, Alex bien fâché y avait réagi en grondant son petit molosse, récupérant ses affaires sur lesquelles le chiot sans comprendre, mi-confiant mi-inquiet venait se rouler et se mettre sur le dos en posture dite "de soumission", pour tenter d’apaiser le soudain courroux de son propriétaire.

Tarzan n’étant pas en mesure d’associer la brusque colère d’Alex au fait qu’il avait dans la journée, transporté et mâchonné tel objet sur son tapis, ne comprenait pas ce qui motivait cette conduite, et se mit petit à petit à craindre chaque réapparition d'Alex.

lI venait dorénavant l’accueillir à la fois excité de le retrouver enfin, mais les oreilles basses, tour à tour en sautillant puis s’aplatissant, s’attendant à cette colère incompréhensible et maintenant habituelle, à chacun de ses retours.

L’escalade des incompréhensions mutuelles avait commencé : Tarzan gémissait longuement dans ses moments de solitude (selon les dires du voisinage) et cherchait de plus en plus désespérément à trouver un apaisement, en s’emparant d’objets divers qu’il allait maintenant jusqu’à déchiqueter (cet exercice musculaire de sa mâchoire lui permettant d'évacuer ses tensions).

Se sentant de moins en moins rassuré par ce propriétaire imprévisible, le molosse était maintenant couché sur son tapis quand Alex rentrait, la tête et les oreilles basses avec juste quelques timides battements du bout de la queue.



Cette attitude craintive et dite "de soumission" disait bien "caninement" sa désorientation intérieure et son souhait de ne pas entrer en conflit avec Alex, mais ce dernier l’interprétait humainement, comme l’attitude penaude d’un enfant qui venait d’être pris en faute.

Excédé par les plaintes des voisins, comme par les destructions toujours renouvelées, Alex entrait en fureur, s’agitait et réparait les dégâts, se retenait (il ne sait comment !) de frapper ce maudit molosse qui pourtant « savait si bien qu’il était coupable » !! Il le punissait en l’isolant sur le balcon !

Après une bonne douche et une balade avec son chien, Alex enfin retrouvait son calme et sa bonne humeur… Tarzan lui, redevenait un peu confiant… Jusqu’au lendemain seulement.



Pour Scratch, son histoire avait été tout autre.

En grandissant, petit à petit il avait pris l’habitude de gérer bien des choses dans son quotidien. Il gesticulait devant la porte pour obtenir de sortir, aboyait pour avoir de la nourriture à table, ou pour que cesse une trop longue conversation téléphonique, ou une de ces discussions à n’en plus finir de son propriétaire avec le voisin.

Il sollicitait continuellement Ingrid, Grégoire et les enfants pour recevoir attention, caresses, jeux, etc...

Bref, il menait son petit groupe familial par le bout du nez ; alors la première fois qu’il a vu sortir tout ce petit monde là sans lui, il n’était soudain plus certain d’avoir la place de celui qui a la disponibilité des siens (place qu’on lui laissait pourtant occuper d’habitude).

Scratch était frustré par leurs inconstances et les aboiements, urine et défécations étaient là pour dire son malaise dans ce relationnel changeant.

A leur retour, Ingrid et Grégoire ont commencé à se mettre en colère en entrant dans la maison, alors que Scratch les avait bien entendus arriver d’humeur joyeuse en bas dans le garage. Lui qui était tout content de les revoir, est traité de « vilain chien » !? bousculé, repoussé sans ménagement, surpris par cette vague soudaine de colère, il court se blottir sur le canapé !

Ce que ses propriétaires ne savent pas, c’est que leur chien n’a pas un cerveau (comme les humains) qui lui permette d’associer leur irritation présente à ses propres comportements d’il y a quelques minutes ou quelques heures.

Il n’a pas commis de « bêtises » il a juste communiqué son désarroi en urinant sur le meuble de l’entrée, et déféquant bien en vue sur le fauteuil (urination et défécation étant mode de communication des chiens entre eux).

Mais voilà, personne n’a compris « le message » et l’a au contraire interprété de manière erronée en pensant : « il s’est vengé ! »

Alors quand Scratch s’est à nouveau retrouvé seul, il a renouvelé sa communication aboyeuse (et les voisins ont commencé à s’en plaindre !) et à semer ses déjections, à gratter la porte de sortie…

Avec une fureur grandissante Ingrid et Grégoire découvraient de plus en plus de dégâts après chaque absence. Comme Scratch maintenant les accueillait assis dans un coin les oreilles basses, ils ont continué d’interpréter faussement sa nouvelle attitude de retrait inquiet par : « il sait qu’il a mal fait ! »

C’est avec une confusion grandissante que Scratch voyait maintenant revenir ses propriétaires, apeuré par leurs cris et gesticulations incompréhensibles pour lui, et prêt à grogner si on venait à trop l'approcher.

La communication était coupée, chacun ne sachant plus faire confiance à l’autre.



Dans ces exemples, c’est la nature du lien qui l’attache à son propriétaire qui est génératrice d’inquiétude pour le chien. Non perçues pour ce qu’elles sont, les manifestations comportementales de son désarroi sont suivies de réponses maladroites des propriétaires, qui ne font qu’ajouter à la confusion de l’animal. C’est dans une recherche éperdue pour s’adapter qu’il en vient à produire des comportements de plus en plus désordonnés. Quand tout cela est compris, il devient évident qu’il y a nécessité de réorganiser les relation avec l'animal, afin que celui-ci retrouve l’apaisement.



Les propriétaires de Tarzan, Scratch et Toupie n’avaient pas exactement le même travail à faire pour retrouver chacun un molosse paisible et l’harmonie de leur relation. Mais c’est en passant d’abord par la compréhension du désarroi de leur compagnon, qu’ils ont pu ensuite s’impliquer dans les changements relationnels qu’il y avait lieu d’instaurer.



Comprendre l’autre signifie entrer dans ses raisons, admettre ses motivations. C’est une démarche de curiosité guidée par le respect de l’animal, qui mène à une communication plus vraie dans une authentique rencontre avec lui.



C’est en cessant d’attribuer à leur compagnon des sentiments et des pensées comme pourrait en avoir un être humain à leur place que les propriétaires des 3 molosses avaient déjà fait un grand pas.

En changeant nombre de ses comportements, Alex a dû montrer patience, indulgence et constance, pour que Tarzan découvre l’autonomie qui lui a permis de savoir mieux rester seul sans stress.

En modifiant également nombre de leurs propres conduites, Ingrid et Grégoire ont dû déployer aussi beaucoup de patience, de rigueur et de constance pour ne plus offrir leur disponibilité aux moindres demandes d'attention de Scratch, qui a fini par trouver la tranquillité intérieure.

Quant à Toupie la bull terrier, elle a réussi à se faire de nouveaux repères tranquillisants dans sa nouvelle maison. Ses propriétaires pleins de compassion pour elle et travaillant à répondre enfin de manière appropriée à ses inquiétudes, l’ont rendue plus tolérante à leurs divers changements de rythme de vie


_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 5:00

Les balades avec son chien, ça s'organise bien avant de sortir!



« ...Notre chien est intenable en sortie ! Même lui mettre son collier est devenu une calamité, il aboie, saute, tire jusqu’à la grille et manque nous faire tomber !... Imaginez une fois dehors ! ...»



Partir en promenade avec son chien, peut être un moment très plaisant pour beaucoup de personnes, mais un moment parfois difficile voire redouté par certains, incapables de mieux contrôler leur animal dans tous leurs déplacements, à la campagne, en forêt, dans la rue, les magasins, au restaurant…

Qu’est-ce qui fait le bonheur des uns (la majorité dans l’ensemble) et presque le cauchemar des autres ? Examinons quelques pistes pour comprendre et remédier.



Sortir en balade commence avant d’être à l’extérieur !

Nombre de propriétaires de chiens ont tendance à considérer le début de la promenade dès l’instant où ils franchissent la porte de l’appartement ou la maison. Or, la gestion de la sortie s’organise dès l’instant où elle celle-ci se dessine.

Dès l’acquisition d’un chiot, les préparatifs inaugurant ses premières promenades ont été (ou seront) les modèles de déroulements de toutes les sorties futures.

Au contraire de l’humain qui distingue les deux situations, le milieu extérieur et le foyer dans lequel il vit, sont pour le chien une même continuité (les relations et la manière dont elles sont organisées à l’intérieur, influencent grandement la facilité ou la difficulté d’une balade).

Les consultations pour problèmes rencontrés en promenade montrent toujours une mauvaise organisation des relations, et celles pour difficultés à l’intérieur sont souvent associées à des balades difficilement gérables.



Avec un chiot

Afin de ne pas avoir d’interminables sauts et/ou aboiements du chiot en direction de son collier ou de sa laisse quand il aura grandi, il est bon de s’accroupir afin de lui présenter avec bienveillance et neutralité, les objets annonciateurs de la sortie qu’il adore. Et cela surtout sans initier et/ou nourrir l’état d’excitation du petit animal, en le sollicitant trop avec des questions du genre : « Alors, on y va ? », « on va se promener ?» etc...

S’il est proposé au jeune chiot de sauter, aboyer, jouer avec la laisse et courir en tous sens, il aura tôt fait de se replonger dans cet état émotionnel devant le moindre signe rattaché à une sortie « possible ». Une initiation calme et apaisante de la promenade est donc à privilégier !



Avec un adulte

Pour un chien adulte qui a déjà la « mauvaise habitude » de s’agiter comme un fou dès le moindre mouvement annonciateur de sortie, il y aura lieu d’adopter la plus grande neutralité et rester de marbre sans mot ni geste devant ses agitations, pour ne sortir qu’une fois le chien calmé. L’aide du comportementaliste Caniconsultant sera utile pour réorganiser ces moments clés avec les chiens les plus excités, et qui débordent leurs propriétaires avec sauts et aboiements démesurés

(A noter que tous les « assis ! » et « pas bouger ! » hurlés en ces circonstances, ne sont pas productifs puisqu’ils ne font que retarder le moment où le même scénario « sportif » se réenclenchera, lors de la prochaine annonce de sortie).

A retenir qu’il ne suffit donc pas de vouloir « faire obéir » ou « corriger » un chien à l’extérieur, pour que ce moment qui n’était jusque là qu’énervements et contraintes avant de sortir, puisse devenir plaisir et détente.

C’est une bonne organisation/gestion des interactions avec le chien au sein de la famille, qui est en mesure de voir évoluer considérablement le déroulement des sorties.

Plus sécurisé par de meilleurs échanges au sein de la structure sociale dans laquelle il vit, le chien est aussi plus confiant (et plus disponible pour les apprentissages) dans sa confrontation avec le monde extérieur.



Une fois dehors

Dès son plus jeune âge, de multiples facteurs peuvent retentir de façon défavorable sur l’équilibre psychique et comportemental d’un chien, pouvant l’amener à ne pas être en balade le compagnon équilibré et confiant dont on rêve.

Avoir un chien bien sociable avec ses congénères et les êtres humains, sans peur excessive ni surexcitabilité vis-à-vis d’un environnement de nature ou urbain, est une promesse qui ne doit rien au hasard.

Pour réunir toutes les chances

Éviter l’achat d’un chiot dans un élevage où l’isolement en boxe ou chenil ne le prépare pas à être bien sociable, ni avec ses congénères ni avec les humains. (Ajoutons que l'achat en animalerie donne rarement d’indication vérifiable des bonnes conditions d'élevage). Toute nouveauté fait peur, et si un chiot n’a pas été très tôt suffisamment familiarisé aux « 2 et 4 pattes », il peut les craindre à l’âge adulte
S’informer du possible retrait prématuré des chiots d’une portée à l’élevage. La mère n’a alors pas le temps d’initier ses petits aux codes sociaux (de salutation, dominance, soumission) qui régissent les échanges entre chiens, les conduisant plus tard à mal communiquer avec leurs congénères rencontrés en balade
Poursuivre la socialisation du chiot (entamée à l’élevage) et ce dès son acquisition, avec des sorties (même avant ses derniers vaccins) en zone urbaine ou de nature pour des rencontres multiples et variées
Éviter les expériences traumatisantes d’un chiot en promenade, de sa 7è à sa 14è semaine (et même au-delà pour certaines races à la maturité tardive). Un chiot doit faire toute nouvelle expérience ou rencontre de manière ludique et positive, car ce qui est vécu très tôt comme néfaste, laisse des traces parfois toute la vie
Prendre l’aide d’un Caniconsultant si l’on a vécu soi-même une expérience traumatisante avec un précédent chien. On néglige trop souvent l’impact de l’état émotionnel du propriétaire sur son chien, qu’il « contamine » avec ses propres peurs
A éviter : la solution la plus facile de ne plus promener son chien est parfois choisie par certaines personnes, les libérant ainsi du désagrément des sorties difficiles. Mais au même moment, est réduite la bonne socialisation de l’animal, et sont freinées encore un peu plus ses possibilités individuelles de se confronter paisiblement au monde extérieur.

En conclusion : tout se prévoit et s’organise depuis le plus jeune âge de l’animal, et sortir avec son chien n’est pas seulement une question de dressage comme il est souvent avancé...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
GEORGES
Admin
avatar

Masculin Scorpion Dragon
Messages : 847
Date de naissance : 01/11/1964
Date d'inscription : 09/08/2009
Age : 53
Localisation : PARIS
Humeur : BONNE

MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   Sam 9 Avr - 5:01

"Chats et molosses: ils peuvent faire bon ménage"





L’expression populaire « s’entendre comme chien et chat » dont le sens n’échappe à personne, suggère que les relations d’individus de ces 2 espèces sont plutôt conflictuelles.

Les chiens (les molosses en particulier) et les chats s’entendent-ils si mal ? Certains sont pourtant les meilleurs amis du monde…

Sur quoi repose alors leur paisible cohabitation ? et comment peut-elle se réaliser ?



Des codes de communication différents


A leur origine, chiens et chats n’étaient pas fait pour cohabiter, encore moins pour s’entendre, et c’est l’homme qui a pourtant fait vivre ces 2 espèces ensemble, en grande promiscuité parfois.

Leur compréhension mutuelle des émotions et des intentions n’est pas facilitée, l’un et l’autre n’ayant pas les mêmes codes de communication : postures, mimiques ou sons émis peuvent avoir des sens différents … Et l’on peut observer que certains de leurs signaux, pourtant presque identiques, expriment en réalité des états et donc des messages parfois complètement opposés.

Assurément, ce sont là des sources de malentendus, ne favorisant pas l’harmonie des relations !

En ne s’en tenant par exemple qu’aux mouvements de leur queue, chiens et chats expriment justement des émotions contraires.

Chez le chien, les battements de la queue de gauche à droite, indiquent à un congénère sa franche sympathie à son égard, l’envie de jouer ou le bien être, alors que chez le chat cela signifie l’agacement, voire clairement l’hostilité (bien sûr les mouvements de la queue d'un animal seront toujours à inclure dans le reste de ses attitudes corporelles et émissions sonores éventuellement associées, pour confirmer l'interprétation à en faire).

Le molosse «mal informé» des codes du petit félin pourrait prendre ce mouvement pour un signe d’humeur joviale. En retour, il risque pourtant de se voir accueilli à coups de griffes !

D’autres possibilités de méprise et contre sens sont envisageables avec d’autres postures, tout aussi difficilement déchiffrables pour l’un et l’autre.

Le molosse qui n’a jamais rencontré de chat, peut ne pas comprendre tout de suite la frayeur du minou qui s’époumone en lui crachant dessus pour l’éloigner. Un coup de patte est parfois la seule défense qui reste au chat qui voit s’approcher dangereusement le chien, tout heureux de trouver un nouveau compagnon !

Seule une familiarisation précoce des deux espèces l’une à l’autre, chez l’éleveur ou la famille de naissance, aide plus tard le chiot ou le chaton à une approche confiante entre félidé et canidé.

Par la suite, c’est beaucoup plus simple pour chacun de comprendre l’autre et d’éviter les quiproquos.



La socialisation du très jeune âge : l’indispensable condition


Pour permettre une habituation d’une espèce à l’autre, il est important de connaître et de comprendre l’importance de ces quelques premières semaines de vie d’un chiot ou d’un chaton, que l’on appelle période de socialisation.

Ce temps de la socialisation est une période courte. Son rôle : développement de la motricité, régulation des émotions, mais aussi imprégnation à l'espèce et familiarisation à des êtres proches. Un temps où l’adaptation est facile et permet entre autre au chiot ou au chaton :

"l’identification" à sa propre espèce ou à l’espèce qui a été présente durant cette période.

l’attachement ou la familiarisation à d’autres espèces et individus.

L’identification de tout ce qui est non familier, inconnu et donc redouté ou qui implique une méfiance.

Au cours de cette période, s’étirant de la 2ème et la 16ème semaine pour certaines races molossoïdes (et jusqu’à 9 semaines pour le chaton) le développement du cerveau de l’animal dépend directement de son environnement : plus celui-ci est stimulant, plus le cerveau se développe et grossit.

Pour le chiot comme pour le chaton, le manque de stimuli extérieurs ne favorisera pas des capacités motrices, tactiles, visuelles, auditives et olfactives performantes pour plus tard.

Par contre des contacts corporels, de la lumière, des bruits, des odeurs, puis des interactions avec les congénères d’abord (et d’autres espèces ensuite) viendront forger, sculpter et programmer richement leur cerveau (+ de sollicitations et stimulations conduisant à + de connexions neuronales, et plus tard à + de facilité à intégrer l’inconnu).

Un chien ne sait pas instinctivement qu’il est un chien. C’est la vie en communauté avec sa mère et ses frères et sœurs qui lui ont d’abord permis de "s’identifier" à sa propre espèce. Identification lui faisant reconnaître plus tard un canidé pour partenaire sexuel, et ne pas courtiser un chat au lieu d’un chien ! Ce qui arrive parfois lorsque le chiot a été élevé très tôt par une chatte. Il s’est alors "identifié" à l’espèce « chat » !

Au cours de cette période de forte attraction sociale, si un chiot ou un chaton naît dans un milieu où vivent déjà (ou sont introduits) des humains, d’autres chiens ou chats, des hamsters, des oiseaux, des poissons etc.: il y sera habitué et socialisé. Cela signifie entre autre, qu’il n’identifiera pas ces animaux comme des espèces ennemies ou des proies potentielles, mais bel et bien comme des espèces amies. C’est donc le moment le plus propice pour le préparer à tout ce qu’il sera amené à rencontrer dans sa vie future, et ce pour aisément faire face à une infinie variété de mode de vie où il voisinera sûrement avec une grande diversité d’espèces animales.

Tout le vécu de cette période est gravé pour la vie et aura des retentissements sur le futur comportement de l’adulte.

Le but est donc que toute découverte en général soit vécue agréablement, et que toute rencontre soit joyeuse et amicale. Car si le petit molosse venait à faire une trop mauvaise expérience avec l’un de ces êtres vivant pendant ces quelques semaines, il sera bien difficile d’en effacer la trace. Un long travail de patience sera alors nécessaire pour désensibiliser l’animal, et sans complète garantie d’y parvenir (même chose s’il s’agit d’un chaton)



Renforcer les acquis : il n’y a pas de temps à perdre



Le développement comportemental d’un chiot (ou d’un chaton) dépend directement du développement du cerveau (lui-même fonction de la richesse des stimulations sensorielles reçues), et donc des acquisitions précoces.

C’est tout particulièrement entre sa 3è et 8è semaine que le petit molosse curieux de tout, a la plus grande capacité à se familiariser facilement à toute forme nouvelle.

Nous l’avons dit, le temps est limité pour faire ces acquis de base, car passé la 9è semaine pour un chaton (et la 16è semaine pour un petit molosse) le jeune animal risque de se montrer moins amicalement curieux (voire peut-être craintif ou même hostile) avec toutes les espèces (ou choses) auxquelles il n’aura pas été familiarisé.

Cela peut aller jusqu’à déclencher des peurs qui peuvent paraître irrationnelles aux personnes non averties, et leur faire s’exclamer « mais n’ait pas peur, ça n’est qu’un chat ! ou un balai ! ou une poussette ! la liste peut être longue… !



L’idéal est donc d’acheter un chiot qui aura déjà pu bénéficier de la plus large socialisation, et surtout au chat, si l’on souhaite une bonne cohabitation avec cette espèce.

Cela ne dispense évidemment pas de poursuivre et si possible de renforcer cette socialisation, par des rencontres et interactions, même si l’on ne souhaite pas avoir de chat à la maison dans l’immédiat. Qui sait si cela n'arrivera pas un jour pas ou si lors des prochaines vacances, il n’y en aura pas à proximité du lieu de villégiature (pour l’acquisition d’un chaton, même soucis bien sûr, de savoir s’il a pu bénéficier de rencontrer amicalement l’espèce canine).

Mais attention : avoir été familiarisé à un chat ne signifie pas pour autant l’être à tous les chats. Un molosse peut gentiment papouiller le chat blanc de la maison, et se mettre à poursuivre et chasser un chat noir qui lui est inconnu (surtout si celui-ci se met à courir « comme un lapin ! » déclenchant l’instinct de poursuite du chien).

De la même manière, si votre chat n’à été habitué qu’à un Cavalier King Charles, peut être fuira-t-il de peur devant un Huskie ou un Bull Terrier. D’où l’importance de présenter très tôt au jeune molosse ou au chaton différentes variétés de chiens ou de chats (et même de lui faire rencontrer des humains de tous genres: adultes, âgés ou ados, enfants, bébés, et même de différentes couleurs de peau) Tout cela pour l’aider à aborder plus facilement les diverses morphologies en général.

Tout est donc apprentissage, et s’il ne faut pas attendre pour faire faire au chiot de multiples expériences, il faut surtout les renforcer tout au long de son adolescence et au moins jusqu’à l’âge de 2 ans.



Le miracle de l’instinct maternel


Chattes et chiennes ont un instinct maternel particulièrement fort. Lorsqu’elles mettent bas, elles sont capables de prendre en charge et d’élever, en plus de leur portée, des petits qui ne sont pas de leur propre espèce. C’est ainsi que l’on peut voir une chienne allaitant et bichonnant des chatons ou à l’inverse une chatte nourrissant un jeune molosse !

Même une chienne ne connaissant pas bien les chats peut tout à fait adopter des chatons si elle-même a eu une portée de chiots, ne voyant pas en eux des chats, mais des êtres immatures qu’il faut nourrir et protéger.

Nous avons observé également ce comportement venant de chiennes n’ayant jamais eu de portées, mais ayant probablement été socialisées au chat. C’est l’instinct maternel qui prime alors sur les peurs ou les instincts de chasse. Inutile de préciser que ses petits protégés feront toujours partie de leur famille et seront défendus même lorsqu’ils grandiront.

Cela devient comique quand c’est Minouchette qui a materné son jeune molosse et qui fait le gros dos et crache sur un intrus, protégeant de tout son cœur son « bébé » Rottweiler devenu pourtant trois fois plus grand qu’elle !



Les faire se rencontrer


Introduire un petit molosse auprès d’un chat adulte est tout à fait envisageable. Minet aura le temps de s’habituer avant que le petit ne grandisse et n’aboie suffisamment fort pour l’effrayer. L’important est de laisser le chat poser lui-même ses limites au chiot turbulent, ainsi que la possibilité de s’isoler comme il veut.

Introduire un chaton avec un molosse qui lui n’a pas été familiarisé à l’espèce chat, peut s’avérer plus difficile. Il y a intérêt d’une part à ce que le chien soit bien sous le contrôle de ses propriétaires et d’autre part à faire appel à un Caniconsultant pour aider.

Introduire un molosse adulte auprès d’un chat lui aussi adulte est une opération bien plus difficile encore. Cependant si le chat a été correctement socialisé à un grand nombre de stimuli et que globalement il n’est pas peureux, alors il y a un espoir. Encore vaut-il mieux lui présenter un chien particulièrement calme et doux dans ses attitudes et déplacements, pour qu’il puisse s’y habituer lentement jusqu’à ne plus le craindre.

On pense bien souvent que plus le chien est gros, plus le chat en aura peur. C’est vrai lorsque le chat n’est pas socialisée aux chiens, mais on peut tout à fait faire cohabiter de petits chats avec des chiens de grand gabarit dès lors qu’ils ont grandis ensemble. Le principal n’est pas la taille du chien, mais bien son comportement. Or les molosses, malgré leur mauvaise réputation, ne sont pas les chiens les plus hargneux et excités. Minet devra apprendre tout de même à ne pas courir, car cela risque nous l’avons dit, de déclencher l’instinct de poursuite de Brutus, plus développé chez certaines races de chiens génétiquement sélectionnées pour leur talent de chasseur ou de défense.

Dans ces différentes mises en présence, les attitudes des propriétaires sont bien sûr capitales. Suivant que l’on fait se rencontrer des individus de ces 2 espèces, adultes ou jeunes, socialisés précocement ou non comme décrit plus haut, les risques sont donc divers.

Ne pas « forcer » l’un ou l’autre lors de la 1ère confrontation est indispensable (en tenir un ou les deux !! dans les bras, met chacun des deux animaux dans l’inconfort assuré. Par contre, leur offrir de pouvoir se découvrir, se flairer, s’évaluer sur un espace où chacun d’eux pourra s’avancer à sa guise ou se retirer pour apprendre à gérer sa crainte, et cela en intervenant le moins possible, optimise les chances d’une rapide familiarisation.

La peur de voir « le gros » (chat ou chien) griffer ou mordre férocement « le petit » est légitime, mais on a vu ce qui pouvait favoriser l’entente facile ou au contraire rendre les choses compliquées.
En conclusion, prendre connaissance d’une mutuelle socialisation du jeune âge des 2 espèces, chat et chien, et leur offrir dans la mise en présence les meilleures conditions de se connaître et « s’apprendre » librement, garantira la future harmonie des relations.

Danièle Mirat - Caniconsultante
Site Internet: http://www.communicanis.com
Courriel: daniele.mirat@gmail.com

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://lepetitbrabancon.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Vous avez dit ... "éducation" du chien ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Vous avez dit ... "éducation" du chien ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Vous avez dit régime ?! (2)
» Comment vous avez connu le forum Déco-Design?
» Vous avez trouvé un chat, que faire ?
» Vous avez dit sensible
» VOUS AVEZ PERDU VOTRE CHAT, QUE FAIRE DANS L'IMMEDIAT?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE PETIT BRABANCON ET LES GRIFFONS BELGE ET BRUXELLOIS :: LE PETIT BRABANCON ET LES GRIFFONS EN QUELQUES MOTS :: MON FUTUR COMPAGNON-
Sauter vers: