LE PETIT BRABANCON ET LES GRIFFONS BELGE ET BRUXELLOIS

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 Éthologie

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GEORGES
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MessageSujet: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:47

Science qui a pour objet, l'étude du comportement d'un être vivant dans son milieu naturel.


Karl Von Frisch, Konrad Lorenz et Niko Tinbergen,

ont été unanimement salués comme les fondateurs de l'éthologie moderne,

et honorés en 1973 du prix Nobel de médecine et physiologie, pour leurs travaux.

« En cherchant le sens d’un comportement, sa finalité, son intentionnalité, on le rend cohérent, et donner une cohérence, est un mécanisme fondamental de tranquillisation » Boris Cyrulnik ("Mémoire de singe et paroles d'Homme" éd. Hachette)

On entend par comportement, tout acte moteur, manière d'être, d'agir, tout mouvement, attitude, émission chimique ou sonore, nés d'une stimulation à l'intérieur de son propre organisme ou venant de son environnement extérieur.

Cet acte moteur, attitude, émission chimique ou sonore venant signifier: «le monde qui m'entoure et les êtres qui le peuplent, m'intéressent, m'attirent mais me font peur, cela modifie ma biologie, alors je cherche à agir sur cet environnement en vue de maintenir mon équilibre intérieur». Tout comportement est donc toujours une réponse adaptative devant ce qui est vécu par un individu.



On distingue deux grands groupes de comportements: les comportements instinctifs (innés), et les comportements d'adaptation qui eux sont acquis par apprentissage.

Les comportements instinctifs sont très peu nombreux et concernent la survie de l'individu et de son espèce; ils s'organisent autour des besoins primordiaux: faim, soif, reproduction.

Ex:) Pour le loup, la faim va déclencher le comportement alimentaire d'un prédateur, c'est à dire chasser, tuer, manger. L'instinct de reproduction va déclencher la recherche de partenaire sexuel, l'accouplement et la mise bas.





Pour le chien de la famille que son environnement humain a modelé à ses manières de vivre, la faim va plutôt déclencher maintenant un comportement de quémande. Quant à son instinct de reproduction, il sera soit exploité, voire surexploité dans le cas de l'élevage, soit réprimé ou carrément condamné.

Tous les autres comportements, les comportements sociaux propres à chaque espèce, devront être appris au contact des parents et de la fratrie. De même pour les comportements sociaux entre espèces différentes (ex: l'espèce humaine, l'espèce féline, etc..) qui nécessitent d'en faire l'apprentissage par des contacts précoces.



Une espèce est dite sociale, si la rencontre de plusieurs individus dans un espace donné est un événement régulier et non fortuit, c’est à dire si ces individus vivent durablement en couple, en famille, en groupes structurés; groupes se caractérisant par l'existence d'une hiérarchie sociale entre leurs membres et interagissant essentiellement entre eux.

C’est le cas de l’espèce humaine, ainsi que l'espèce canine, dont nos chiens familiers, chacune pouvant former des groupes sociaux dont les membres sont capables de se reconnaître individuellement. Voilà un point commun qui leur offre dès le départ, la possibilité de vivre ensemble. Mais encore faut-il pour ces deux espèces, acquérir les bonnes manières sociales par des contacts précoces et spécifiques au cours de tranches de la vie, appelées phases de socialisation.



Dès sa naissance, pour l'animal comme pour l'homme, le premier objet à construire est l'individu lui-même.



A ce stade, le cerveau toujours en développement, est immature et d'une grande plasticité. Hormis des cellules nerveuses (neurones) à l'activité autonome, et d'autres transitoires (utiles pour assurer les réflexes des nouveaux nés) une majorité de neurones se trouveront mis en activité par les stimulations de l'environnement, reçues de tous les organes des sens. Des contacts corporels, de la lumière, des bruits, des odeurs, puis des interactions avec les congénères, et autres espèces vont forger, sculpter et programmer richement ce cerveau.

Pas de stimuli extérieurs à lui-même, résultat: pas de capacités motrices, tactiles, visuelles, auditives, olfactives, performantes... pas de capacité à connaître et ensuite reconnaître les siens, non plus que de capacités à communiquer aisément et efficacement.

Ainsi, par exemple, pour le bébé, le sourire pour devenir un moyen de communication nécessite un apprentissage (la réaction de la maman).

Pour tout animal, il y a une "période sensible" de socialisation, période pendant laquelle la richesse des stimulations de tous ordres va façonner le cerveau (+ de sollicitations et stimulations conduisant à + de connexions neuronales), et préparer le jeune animal, au fur et à mesure du perfectionnement de ses capacités sensorielles et motrices, à se familiariser avec son monde, c'est à dire à l'apprendre.

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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:48

En 1965, Scott et Fuller dans leur ouvrage "Genetics and the social behaviour of the dog", écrivaient: "Le chien, malgré ses 8000 ans d'association avec des êtres humains, reste à beaucoup d'égards un animal scientifiquement inconnu...."

En 1990, Bradshaw et Brown faisaient le constat que "c'était toujours d'actualité...."

et j'ajoute personnellement qu'il n'est pas loin d'en être toujours de même....!
Éthologie du chien familier



Au commencement est l'attachement.
Première phase de socialisation: les premières acquisitions, le chiot "apprend qu’il est un chien" par imprégnation à sa propre espèce.
Seconde phase de socialisation: le chiot fait la découverte du vaste monde, et "apprend les êtres" qui le peuplent.


Comme on va le voir, le rôle de l'éleveur ou de la famille de naissance d'un chiot, est fondamental.

La tâche d'élever des chiots ne s'improvise pas et la connaissance de ce qui se joue dans leurs 8 premières semaines de vie, prépare à comprendre comment, par ignorance ou négligence, on peut produire de jeunes animaux mal socialisés, et mal préparés à vivre dans leur future famille (craintifs, réactifs..)



Le premier objet d'attachement du chiot est sa mère

Dès sa naissance le chiot est senti et touché par sa mère, il la sent et la touche, il se familiarise avec elle.

Son absence prolongée entraîne la détresse du chiot.



Là est le commencement de l'attachement réciproque, où se tisse ce lien privilégié apaisant, qui permet la construction de l'être ; c’est pour le chiot, de même nécessité pour vivre que boire et manger. Sans attachement il dépérirait puis mourrait.



Première phase de socialisation: les premières acquisitions

Bientôt le chiot voit sa mère (entre le 10ème et le 14ème jour), il l'entend (entre le 14ème et le 21ème jour) et commence à la percevoir comme un être distinct.

Au cours de cette période une interaction spontanée entre le chiot et sa mère, concourt à mettre en place ce qui sera plus tard la posture de soumission, acquisition indispensable pour la vie sociale future.

Jusqu’à l’âge d’environ 4 semaines, le chiot ne peut faire ses besoins seul car les voies nerveuses correspondantes ne sont pas encore fonctionnelles. En attendant que ce réflexe périnéal se mette en place, c’est la chienne qui provoque l’élimination des urines et excréments. Pour cela, d’un coup de nez elle fait se retourner son chiot sur le côté, stimule en la léchant, la région périnéale (entre l’anus et l’appareil génital) obtient et nettoie les produits d’élimination.

Vers la 5ème semaine, la tétée devenant trop douloureuse, la mère grogne et repousse ses chiots à coups de dents maîtrisés; le chiot tente de l'apaiser en se mettant sur le dos, reprenant la posture qui la faisait le lécher pour obtenir l'élimination, alors que pourtant il peut faire seul ses besoins.



Plus tard, le chiot adopte cette posture devant un congénère adulte menaçant, et devenu adulte à son tour, il l’adopte en émettant parfois un peu d’urine, devant un être humain très en colère.

"Simuler" le comportement infantile de posture de stimulation périnéale, va donc servir à tenter d’apaiser un adulte (qui jamais n’attaque un petit) et devient un rituel (le rituel dit: "de soumission"), élément capital dans la communication chez le chien.



Rassuré par la proximité de son premier objet d’attachement (sa mère), le chiot peut, maintenant qu’il voit et entend, commencer l’exploration du monde alentour du nid, et s’essayer aux jeux avec sa fratrie.





C’est la période de l’imprégnation.



Privé d’interactions multiples avec des congénères à ce moment, le chiot risque plus tard d’être mal socialisé aux autres chiens et en conséquence, de les craindre et mal communiquer avec eux.



Les jeux permettent de structurer des comportements sociaux, et de préparer à la future vie sociale du chiot.

Il apprend le contrôle et l’interruption de tout comportement, mouvements, morsures, au cours des jeux de combats.

Les petites dents de lait pointues infligent des morsures douloureuses qui font crier les assaillis. Ils enseignent aux assaillants à se contrôler et modérer leur ardeur, quand de position d’assaillants ils passent à celle d’assaillis à leur tour.

De même, quand ils se disputent un jouet, les chiots font la découverte et expérimentent ce qu'est la réaction de l'autre. La mère intervient au besoin et participe à ces premiers apprentissages de la vie en groupe. Tout congénère adulte qui se prête de bonne grâce aux jeux du chiot, lui apprend à maîtriser son agressivité en fixant des limites, et là le petit découvre encore un rituel.

En mordillant les babines de l'adulte fâché par son trop d'ardeur, une nouvelle fois il utilise, à des fins d'apaisement, un comportement archaïque: celui de demande de régurgitation de nourriture à la mère.

Plus tard devenu adulte, il pourra utiliser encore ce comportement face à un congénère courroucé, ou transformé en léchage actif et mordillements modérés sur les mains d'un humain irrité.

Pendant ces jeux innocents, comme on le voit, se mettent en place les mécanismes très importants de l’autocontrôle et de l’inhibition de la morsure, et se fait l'apprentissage de la ritualisation des contacts. Privé de ces acquisitions précoces, un chiot risque de devenir un animal «tornade» que rien ne sait arrêter.

Les agressions de la mère qui éloigne ses chiots, permettent leur sevrage (vers la 5ème semaine). A un moment donné, quand elle cesse de répondre à toutes leurs sollicitations et prend ses distances, elle force leur détachement, et leur ouvre la possibilité d'étendre leur champ d'exploration.

Au moment du changement alimentaire, si le chiot a la chance de vivre avec d'autres chiens, il découvre que face à la nourriture il y a des règles. Les adultes y compris la mère, mangent d'abord, et font savoir aux chiots, en grognant ou les repoussant qu'ils passeront après.



Seconde phase de socialisation: le chiot fait la découverte du vaste monde, et "apprend les êtres" qui le peuplent.



Fort de ses premières acquisitions, le chiot peut, pour une bonne suite de son développement et de sa socialisation, aborder l'étape nécessaire de la familiarisation à d’autres espèces animales et surtout aux êtres humains, car plus tard il devra vivre et interagir avec eux.

D’où la nécessité (chez l'éleveur ou la famille de naissance), très tôt de manipuler, toucher, caresser le chiot, dans le respect de sa fragilité bien sûr, ainsi que de ses longues périodes de sommeil.

Puis progressivement, entre sa 3ème et 7ème semaine, lui offrir de côtoyer l’environnement humain le plus varié et stimulant possible, sera le gage d’une bonne familiarisation aux formes, bruits et comportements humains.



Ne pas lui permettre de faire ainsi mille découvertes d'humains jeunes, vieux, blancs, noirs, d'animaux, de voitures, de vélos etc.., exposerait au plus grand stress, le chiot qui en ferait l' expérience trop tardive.



Durant cette période de forte attraction sociale pour lui, il apprend en l’expérimentant à catégoriser le monde: le familier, en figures et objets que plus tard il ne craindra pas ; ou à l’inverse, le non familier, en formes non connues et redoutées, auxquelles, devenu adulte, il peinera à s’accoutumer, ou voudra éviter, fuyant toute situation nouvelle.

En bref, cette période de socialisation est capitale pour le chiot, et plus les expériences seront pour lui riches et multiples (mais surtout non aversives), plus l’animal sera bien équilibré à l’âge adulte.

Se déplacer en voiture, frôler l’aspirateur, ou le lave-linge à la maison, fréquenter le chien ou le chat du voisin, voir fondre sur soi un bambin à vélo ou en rollers, ne seront pas des épreuves, mais le banal quotidien d’un chien moyen.

Au long de ces quelques semaines, le chiot a découvert que tout comportement, les siens comme ceux des autres, sont éléments de communication. Cela en faisant l'expérience de l'état émotionnel de l'autre, en apprenant à discerner ces différents états, et à influer dessus par une adaptation de ses propres comportements.



Il est prêt pour la grande aventure de la communication.

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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:48

"...Rien n'est inné et rien n'est acquis... l'acquis ne se trouve jamais acquis que grâce à l'inné, qui lui-même s'avère toujours à façonner par l'acquis! ...."

Boris Cyrulnik dans "La naissance du sens"




Le chien: inné + acquis





Beaucoup de propriétaires de chiens sont désemparés devant les conduites indésirables de leur compagnon, se demandant comment et pourquoi ils ont un animal ingérable.

Plus ou moins bons maîtres sachant poser avec patience et discernement des règles de vie structurantes pour leur compagnon, ils se voient débordés par les comportements de grande agitation, de peurs ou/et d’agressivité de l’animal depuis son plus jeune âge.

Ces propriétaires ont bien sûr à s’interroger sur la bonne qualité de la relation qu’ils proposent à leur chien, mais ils découvrent un peu tard qu’ils n’ont pas su faire l’acquisition d’un chiot bien « préparé » et qu’ils n’avaient pas toutes les informations pour faire ce choix.



Avant de naître



Tout chien est d’abord l’expression de son patrimoine génétique, c’est évident.

Comme c’est un animal social, il a des facultés innées à devenir un chien pouvant vivre en groupe, grâce à sa capacité d’apprendre à communiquer, lui permettant de s’adapter à son environnement.

Cette « promesse » génétique ne pourra cependant se réaliser et donner un chien apte à vivre dans une famille humaine, que si toutes les bonnes conditions sont réunies pour favoriser le développement physiologique, psychique et comportemental de cet animal.



Un chien c’est tout une somme d’aventures qui vont le façonner, et faire de lui le compagnon équilibré et sociable que tout le monde aime, ou au contraire l’animal agressif ou peureux ou malpropre (ou tout à la fois !) que personne ne comprend et voudra rejeter.

Somme d’aventures qui commencent bien avant la naissance du chiot, quand -in utero- il fait d’ores et déjà ses premiers « apprentissages ».

La qualité du vécu prénatal influe sur le comportement du chiot qui naîtra –le bien être ou, au contraire, le mal être psychique de la génitrice- faisant toute la différence.

Quand il n’est pas offert à une chienne une gestation paisible et confortable, les chiots « baignent » dans la gamme des émotions négatives des chocs et du stress vécus par leur mère. C’est déjà une certaine sensibilité qui s’acquiert là, in utero.



Dès la naissance



L’histoire du chiot continue de s’enrichir de son vécu, chez l’éleveur ou sa famille d’élevage.

Une génitrice peu sociable, anxieuse et peureuse, agitée et peu attentive, ou trop tolérante et permissive, ou débordée et fatiguée par une portée trop nombreuse, éduquera mal ses chiots.



A l’inverse une mère équilibrée, qui vit dans un environnement où les reproducteurs cohabitent paisiblement, fait faire à ses petits en interaction avec elle (si sa portée lui est laissée minimum 8 pleines semaines) les premiers acquis des rituels de salutations, de soumission, de dominance, d’invitation au jeu, avec l’auto contrôle de leur énergie et l’inhibition de leur morsure.

Les chiots apprennent aussi à communiquer « chien » pacifiquement, en évoluant ou regardant évoluer des congénères adultes qui s’apprécient. Ils se familiarisent avec les postures, les mimiques, les vocalises régissant la communication entre les uns et les autres.



Au contraire, des chiots retirés de leur mère prématurément ou élevés en boxes isolés ne se développent pas idéalement car l’isolement social prépare des chiots peureux à l’excès.

Ceux en contact avec des congénères adultes agités, aboyeurs ou en conflits permanents, sont en quelque sorte « préparés » à être agités et aboyeurs aussi, mordilleurs à l’excès et potentiellement agressifs. Le « modèle » que représentent ces manières d’être en relation entre chiens, façonne des timides plus émotifs, des déterminés encore plus dominants, des agités encore plus difficiles à contrôler.



C’est toute la cohésion d’un groupe de chiens à l’élevage, avec les interactions nombreuses et ludiques (n’empêchant pas pour autant certaines rivalités qui se règlent dans le respect de la hiérarchie) qui favorisent l’épanouissement optimal des chiots, à la fois physiquement, psychiquement et socialement.

De même, la qualité des échanges sociaux entre les éleveurs et leurs chiens, a un retentissement positif sur les chiots qui sont ainsi naturellement confiants dans l’être humain, à l’image des adultes reproducteurs. Cette une bonne socialisation des chiots à l’espèce humaine qui se prépare, si tous les contacts et soins donnés aux chiots par les personnes qui les entourent, sont doux et agréables pour les petits. Plus tard ceux-ci seront ouverts à des rencontres aisées avec d’autres êtres humains qui a priori ne seront pas à redouter.



En résumé l’élevage en très grand nombre et en boxes isolés et quelle qu’en soit sa qualité sanitaire (toujours mise en avant) ne permet pas une socialisation optimum aux congénères comme aux humains, espèces avec lesquelles immanquablement ils évolueront et même cohabiteront plus tard.



Nouvelle vie



Dès l’acquisition d’un chiot, le plus gros du travail reste à faire et charge aux maîtres de parfaire la socialisation entamée à l’élevage, en renforçant la familiarisation aux congénères (en rencontres avec et sans laisse), humains et autres espèces animales (ex :chat). Cela par une diversification d’expériences toujours positives et sans les différer.

L’infinie variété des morphologies des chiens et des humains, fait mesurer qu’un chiot aura avantage à être familiarisé au plus vaste registre racial possible, et rapidement car le temps est compté.



Une période sensible et dite de retrait social guette en effet le chiot (globalement autour de sa 8ème semaine) période où il est poussé jusqu’à des comportements d’évitement dans les semaines qui suivent.

Autant le chiot était apte à faire 1000 découvertes sans stress majeur pendant sa vie à l’élevage, dans sa période génétiquement programmée de grande attraction sociale (entre les semaines 4 et 7) autant ensuite il commencera à connaître la peur (vers sa 8ème semaine) et abordera moins facilement tout ce à quoi il n’aura pas été familiarisé avant.



La tranquillité intérieure d’un chiot confiant et explorateur (acquise dans les meilleures conditions d’élevage) lui donne de très grandes facultés d’apprentissages. Il sera « facile à éduquer » sachant aisément contrôler son énergie, prêt à respecter les limites, si des maîtres avertis et responsables initient avec lui une bonne qualité de relation, basée sur une communication performante. Il sera prêt alors à se révéler un chien apte à s’adapter, fiable dans ses réactions pour accompagner sa famille, dans n’importe quelle activité de leur quotidien.

Le chien que l’on a, n’est donc jamais que le résultat des divers façonnements successifs dont il a été l’objet au cours de son développement jusqu’à l’âge adulte. Quand ils ne sont pas ignorés, ces divers façonnements successifs sont plus ou moins bien menés, organisés et aboutis.

Cela peut faire mesurer aux futurs acquéreurs novices, qu’ils auront intérêt à prendre conseil auprès d’un Caniconsultant pour savoir à la fois, mieux miser sur des chiots « bons numéros » et bien apprendre comment démarrer une bonne relation.


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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:49

La communication:

du latin « communicare »: être en relation avec

Communiquer c’est faire savoir, faire partager, transmettre des informations.

La communication est donc un échange, une relation entre deux ou plusieurs êtres vivants.




C’est le quotidien de nos vies sociales et relationnelles qui nous obligent à savoir mieux communiquer, et la qualité de notre relation à l’autre dépendra de la qualité de notre communication avec lui.



Pour les êtres humains le canal de communication privilégié est le langage verbal, soutenu par le para verbal (les intonations, le rythme, les pauses dans le discours/la conversation), accompagné du non verbal (les gestes, les postures, les mimiques, les attitudes).

3 systèmes utilisés simultanément qui se complètent et se renforcent pour mieux s’assurer la compréhension de l’interlocuteur.





De quelle manière communiquer avec le chien, sur un mode qui lui soit accessible ? Réponse : le sien.



Le chien, comme tous les autres animaux, n’a pas accès au langage verbal. Ses moyens d’expression sont ceux du non verbal (les attitudes, les postures, les mimiques) et du para verbal (les sons du corps avec les intonations, le rythme, les pauses dans les vocalises).

L’homme et le chien utilisant donc l’un et l’autre le non verbal et le para verbal pour communiquer entre eux, sont prêts à le faire aussi pour communiquer ensemble.

Quand les êtres humains cherchent à communiquer entre eux, ils utilisent les 3 modes associés ( le verbal, le non verbal et le para verbal) pour avoir plus de chances d’être compris ou de convaincre.

Or, s’il n’y a pas congruence dans les différents modes employés par le locuteur, c'est-à-dire si par exemple les intonations de la voix et les gestes sont ceux de l’irritation et de la colère, alors que la personne vous dit qu’elle est parfaitement calme, vous n’allez sûrement apporter que peu de crédit à son affirmation.



Le chien fera de même que vous, d’autant que n’ayant pas accès à la signification des propos, il ne fait que privilégier le langage non verbal (dans notre exemple : les gestes d’irritation) et le para verbal (les intonations de la colère).

Et de manière encore plus précise, si dans le comportement de l’homme le non verbal (les gestes d’irritation, par exemple) venait contredire le para verbal (des intonations rassurantes), au final, dans cette discordance, le chien se fierait et répondrait toujours au non verbal, c'est-à-dire à vos gestes d’irritation. Vous pourrez toujours renforcer votre exercice avec des mots tels que « viens ici mon gentil pépère », vous avez peu de chance de le voir venir vers vous.



Parce que c’est le système non verbal (les attitudes, les postures) renforcé du para verbal (les intonations, le rythme) avec lequel les chiens communiquent entre eux, qu’ils continuent de se servir de ce système quand ils communiquent avec l’homme.

Privilégions nous aussi le non verbal renforcé du para verbal pour nous faire bien comprendre d’eux, c'est-à-dire mettons en accord nos gestes et nos intonations dans nos demandes, de manière à être lisibles et clairs, donc fiables.



L'échec de la compréhension venant signer l'échec de la communication.

Maintenant que nous savons comment mieux nous faire comprendre de nos chiens, il nous reste pour établir une communication vraie, à mieux comprendre « leur langage » (non verbal renforcé du para verbal).

Les chiens utilisent postures et attitudes (en d'immenses combinaisons), des productions sonores et chimiques, pour se saluer, établir ou préciser leurs rapports de dominance ou soumission ; communiquer leurs états intérieurs comme le mécontentement, la peur, l’excitation, l'impatience, la joie, l’intérêt, la surprise, la décontraction, ainsi que leurs besoins et envies comme la sollicitation au jeu ou la quête d’attention.

Si dans une large mesure il nous est possible de comprendre les chiens et même communiquer avec eux, notre maîtrise de leur langage reste limitée à nos sens les plus performants.

L’ouïe nous permet de percevoir leurs messages sonores, la vue de lire leurs expressions faciales et posturales, le toucher de sentir leur contact. En revanche notre odorat défectueux (extrêmement limité comparé au leur) transforme en énigme leurs signaux chimiques.





On appelle phéromones les substances chimiques que les êtres vivants sécrètent (y compris l'humain), et qui olfactivement prennent valeur de communication.

Ces substances chimiques transmettent des informations comme la peur (on les dit phéromones d'alarme), la colère, la confiance ; certaines renseigneraient sur le sexe et le statut de l’individu, avec des indications révélant par exemple que telle femelle est en chaleur ou bien pleine.

Nous n’avons que fort peu accès à ces informations olfactives (ou alors davantage de manière inconsciente que consciente) auxquelles les chiens par contre accèdent et se réfèrent massivement. Ce qui les fait renifler avec délice des lieux et des matières aux effluves offensantes pour des narines humaines.

Il nous faut donc nous contenter de nous documenter sur les comportements visibles et audibles de nos chiens, pour tenter de décrypter ces langages du corps sans tomber dans l’anthropomorphisme, c'est-à-dire notre fâcheuse tendance à n’interpréter les choses que sous l’angle humain.

Avec un corps tout entier source d’expression, plus un vaste répertoire de sons, le chien est un champion de la communication.

Ce sont toutes les parties du corps du chien qu’il faut observer, car tous les signaux de chacune des parties de son corps en mouvement, se combinent pour former un message précis, clair et reconnu de tous ses congénères.

Les différentes positions des pattes, des oreilles, de la queue, les expressions faciales avec les dents plus ou moins découvertes, la direction du regard, le hérissement du poil, s’ajoutent, s’alternent, pour former un langage dont la complexité est grande.

Langage du corps accompagné d’aboiements, hurlements, jappements, gémissements, pleurs, grognements, grondements, halètements, soupirs, déclinés en divers rythmes, avec plus ou moins de force selon l’état émotionnel de l’animal ou l’information qu’il souhaite faire passer.



La capacité du chien de s’exprimer, de communiquer, donc de partager, d’être avec, d’être en relation, est manifeste et doit forcer notre respect.


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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:50

La cohabitation du chien et du chat

(Texte co- rédigé avec Florence Cailliot d'Ivernois éthologue et spécialiste du chat )




L’expression populaire « s’entendre comme chien et chat » dont le sens n’échappe à personne, suggère que les relations d’individus de ces 2 espèces ne sont pas spécialement harmonieuses.

Les chiens et les chats s’entendent-ils si mal ?

Parce que l’on peut en voir qui sont les meilleurs amis du monde… qu’est ce qui a pu favoriser une si paisible cohabitation ?

A leur origine, chiens et chats n’étaient pas fait pour cohabiter, encore moins pour s’entendre, et c’est l’homme qui a pourtant fait vivre ces 2 espèces ensemble, en grande promiscuité parfois.




Leur compréhension mutuelle des émotions et des intentions n’est pas facilitée, parce que l’un et l’autre n’ont pas les mêmes codes de communication : postures, mimiques ou sons émis peuvent avoir des sens différents … Et l’on peut observer que certains de leurs signaux, pourtant presque identiques, expriment en réalité des états et donc des messages parfois complètement opposés.

Assurément ce sont là des sources de malentendus ne favorisant pas l’harmonie des relations !

En ne s’en tenant par exemple qu’aux mouvements de leur queue, chiens et chats expriment justement des émotions contraires.

En effet, chez le chien, les battements de la queue de gauche à droite indique à un congénère sa franche sympathie à son égard, l’envie de jouer ou le bien être, alors que chez le chat cela signifie l’agacement, voire clairement l’hostilité. Le chien «mal informé» des codes du petit félin pourrait prendre ce mouvement pour un signe d’humeur joviale. En retour, il risque pourtant de se voir accueilli à coups de griffes !

D’autres possibilités de méprise et contre sens sont envisageables avec d’autres postures, tout aussi difficilement déchiffrables pour l’un et l’autre.

Par exemple, le chien qui se roule sur le flanc en exposant son ventre se met dans une attitude de soumission on ne peut plus claire. Cette même posture prise par le chat indique qu’il est sur la défensive, qu’il a très peur et qu’il pourrait attaquer si on le provoquait d’avantage. Malheur à Brutus qui s’approcherait de Minet « supposé soumis » et qui est en fait prêt à se défendre férocement !

C’est une familiarisation précoce des deux espèces l’une à l’autre chez l’éleveur ou la famille de naissance, qui aide plus tard le chiot ou le chaton à une approche confiante entre félidé et canidé. Par la suite, c’est beaucoup plus simple pour l’un et l’autre de se comprendre et d’éviter les quiproquos. L’importance de cet aspect de la socialisation du jeune âge est à retenir, pour le choix d’un chiot ou d’un chaton, si l’on a déjà un sujet de l’autre espèce à la maison.



La socialisation du chaton


Le développement du cerveau dépend directement du niveau de stimulation de l’environnement : plus l’environnement du chaton est stimulant, plus son cerveau se développe et grossit.

C’est vrai durant une période précise, celle que l’on appelle la période de socialisation, où toutes les expériences rencontrées par le petit chat auront des effets positifs ou négatifs majeurs sur son futur comportement d’adulte. Tout ce qu’il enregistrera sera inscrit en lui pour toute sa vie.

La période de socialisation permet :

l’identification à sa propre espèce ou à l’espèce qui a été présente durant cette période

et l’attachement ou la familiarisation à d’autres espèces et individus.

La socialisation du chaton à l’homme et aux autres animaux, doit s’effectuer entre la 2ème et la 9ème semaine.

Au cours de cette période, si un chaton naît dans un milieu où vivent déjà (ou sont introduits) des humains, des chiens, des hamsters, des oiseaux, des poissons etc.: il y sera habitué et socialisé. Cela signifie entre autre qu’il n’identifiera pas ces animaux comme des espèces ennemies ou des proies potentielles, mais bel et bien comme des espèces amies. S’il venait à faire une trop mauvaise expérience avec un être vivant d’une de ces espèces pendant ces quelques semaines, il en gardera un souvenir gravé qu’il sera bien difficile d’effacer. Réconcilier le chat avec cette espèce ne pourra se faire par la suite, qu’avec un long travail de patience, sans vraiment l’assurance d’y parvenir.

Autre élément important concernant la socialisation du chaton : plus son environnement est calme et favorable, plus la période de socialisation s’allonge, pouvant aller jusqu’à 15 semaines ! A l’inverse, plus l’environnement du chaton est anxiogène, stressant, plus cette période s’écourte. Le chaton devient moins capable d’apprentissage et c’est ainsi qu’il peut par la suite, craindre l’approche de certaines espèces. D’autre part si sa socialisation est écourtée le petit animal a moins de chance de pouvoir rencontrer un nombre suffisant de situations et d’espèces auxquelles il pourrait s’habituer. Passé ce délai, il risque donc de se montrer hostile à toutes les espèces auxquelles il n’aura pas été familiarisé.

Un chat ne sait pas instinctivement qu’il est un chat. C’est la vie en communauté avec sa mère et ses frères et sœurs qui lui permettront de "s’identifier" à l’espèce « chat ». Cette "identification" lui fait savoir reconnaître plus tard son partenaire sexuel, et ne pas courtiser un chien…ce qui arrive parfois lorsque le chaton a été élevé très tôt par une chienne. Il s’est alors identifié à l’espèce « chien » !

De la même manière, un chaton privé de sa mère avant 9 semaines et sevré au biberon par l’homme risque de "s’identifier" à l’espèce humaine.

Au-delà de l’identification, la période de socialisation est aussi utile pour développer des attachements à d’autres espèces. C’est ainsi que les personnes et animaux qui entourent le chaton deviendront des êtres familiers auxquels il s’attachera et dont la présence sera apaisante.

L’attachement que le chaton éprouve pour un individu (humain ou animal) n’implique pas forcément qu’il se soit habitué et attaché à tous les individus de l’espèce. Être familiarisé à un chien ne signifie l’être à tous les chiens. Si votre chat à été habitué à un Cavalier King Charles, il fuira peut être de peur devant un Golden ou un Westie.

Même chose pour les humains : un bébé, une femme, un homme, une personne âgée ou handicapée représentent autant « d’individus singuliers » pour le chat, auquel il devra être présenté pour y être familiarisé. De la même façon, on ne mange pas un être d’attachement…mais les autres, oui ! …Un chat peut gentiment papouiller le lapin blanc de la maison, et se mettre à poursuivre et chasser un lapin marron qui lui est inconnu.

Plus l’animal aura été confronté à des individus et espèces différentes, plus il lui sera facile étant adulte de se familiariser à d’autres individus qu’il rencontrera par la suite.

Lorsque le chaton s’attache à divers animaux, il s’attache d’abord à l’espèce la plus ressemblante à la sienne : il préfèrera les chats aux chiens, les chiens aux humains, les humains aux oiseaux ou aux lapins.

Les chattes montrent un instinct maternel particulièrement fort. Lorsque deux chattes mettent bas dans le même temps, elles s’occupent toutes les deux des deux portées, l’une pouvant allaiter les chatons de l’autre, se partageant ainsi le travail. On peut voir aussi une chatte allaiter ou en tout cas materner d’autres animaux : des chiots, des lapins, des rats parfois ! Inutile de préciser que ces petits protégés feront toujours partie de la famille de la chatte, qu’elle y ait été socialisée ou non.

En effet, même si une chatte ne supporte pas les chiens, elle peut tout à fait adopter des chiots si elle a eu elle-même une portée de chatons, ne voyant pas en eux des chiens, mais des être infantiles qu’il faut materner : son instinct maternel prime alors sur ses instincts de peur et de chasse.



La socialisation du chiot


Dès sa naissance, le chiot comme le chaton doit se voir offrir un environnement à la fois paisible, mais riche et stimulant pour la poursuite de la construction de lui-même.

A ce stade, son cerveau toujours en développement est immature et d'une grande plasticité. Hormis des cellules nerveuses (neurones) à l'activité autonome, et d'autres transitoires (utiles pour assurer les réflexes des nouveaux nés) une majorité de neurones se trouveront mis en activité par les stimulations de l'environnement, reçues de tous les organes des sens.

Des contacts corporels, de la lumière, des bruits, des odeurs, puis des interactions avec les congénères, et autres espèces vont forger, sculpter et programmer richement ce cerveau (+ de sollicitations et stimulations conduisant à + de connexions neuronales, et plus tard à + de facilité à intégrer le non connu)

Pour le chiot comme pour le chaton, pas de stimuli extérieurs à lui-même, résultat: pas de capacités motrices, tactiles, visuelles, auditives et olfactives performantes. Pas de capacité à connaître et ensuite reconnaître les siens et pas non plus de capacités à communiquer aisément et efficacement.

Dans une 2è phase (de sa 3è à sa 8è semaine) et au fur et à mesure du perfectionnement de ses capacités sensorielles et motrices, le chiot curieux de tout, a la plus grande capacité à se familiariser facilement à toute forme nouvelle.

Cette période de forte attraction sociale sera très propice à le préparer à tout ce qu’il sera amené à rencontrer dans une vie avec des êtres humains. Pour faire face à une infinie variété de mode de vie où il voisinera sûrement avec une grande diversité d’espèces animales, le chiot doit apprendre en l’expérimentant à catégoriser le monde :

Le familier : en figures et objets qu’il ne craindra pas à l’avenir, parce qu’il y aura été confronté très tôt, quand il ne connaissait pas la peur

Ou à l’inverse : le non familier, en formes non connues donc redoutées, auxquelles devenu adulte il peinera à s’accoutumer et voudra éviter, en fuyant toute situation nouvelle.

On note qu’à partir de sa 5è semaine apparaissent des réactions de peur et vers la 7è semaine une augmentation de cette tendance liée à l’absence ou l’insuffisance de contacts sociaux divers.

D’où l’importance très tôt, de proposer au chiot de développer sa socialisation à l’humain et toute espèce animale qu’il pourra être amené à côtoyer. Toutes ces rencontres devant toujours être vécues positivement par le très jeune animal, pour ne pas risquer d’aboutir au contraire du but poursuivi.

Privé d’interactions multiples avec ses congénères à cet âge, un chiot risque plus tard d’être mal socialisé aux autres chiens, de les craindre et mal communiquer avec eux.

De même pour l’espèce humaine et les autres espèces animales (chat, petits rongeurs, volailles, cheval etc.) auxquelles le chiot doit être familiarisé pour les classer plus tard comme non nuisible et non proie.

Toutes ces rencontres précoces avec humains et animaux divers, restent individualisées. Pour rendre plus tard au chiot, toute approche encore un peu plus facile, il est bon de le confronter avec beaucoup de types d’individus de ces diverses espèces. Lui faire côtoyer des humains adultes âgés ou ados, enfants, bébés, des chats, noirs, blancs etc.…l’aidera encore à aborder sans stress tant de morphologies différentes.

Si le chat n’a pas été socialisé à une autre espèce étant petit, tout n’est pas perdu. Introduire un chiot auprès d’un chat adulte est tout à fait envisageable, car celui-ci a le temps de s’y habituer avant qu’il ne grandisse et n’aboie suffisamment fort pour l’effrayer.

Introduire un chien adulte auprès d’un chat adulte est une opération bien plus difficile, mais si le chat été correctement socialisé à un grand nombre de stimuli, et qu’en gros il n’est pas peureux, alors il y a un espoir. Encore vaut-il mieux lui présenter un chien particulièrement calme et doux dans ses gestes et déplacements, pour que le chat puisse s’y habituer lentement jusqu’à ne plus le craindre. Minet devra apprendre à ne pas courir, ce qui risque de déclencher l’instinct de prédation de Brutus.

Les attitudes des maîtres dans ces différentes mises en présence, sont capitales bien sûr. Ne pas « forcer » l’un ou l’autre lors de la 1ère confrontation est indispensable (en tenir un ou les deux !! dans les bras, met chacun des deux animaux dans l’inconfort assuré. Par contre, leur offrir de pouvoir se découvrir, se flairer, s’évaluer sur un espace où chacun d’eux pourra s’avancer à sa guise ou se retirer pour apprendre à gérer sa crainte, et cela en intervenant le moins possible, optimise les chances d’une rapide familiarisation.

En conclusion, prendre connaissance d’une mutuelle socialisation du jeune âge des 2 espèces, chat et chien, et leur offrir dans la mise en présence les meilleures conditions de se connaître et « s’apprendre » librement, garantira la future harmonie des relations.

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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:50

Les chevauchements du chien: s’agit-il vraiment de sexualité ?

ou bien plutôt de pseudo sexualité ?



Au registre des idées reçues sur les comportements de nos chiens, celles sur la sexualité sont tenaces.

« Obsédés de la chose », « homosexuels » sont les qualificatifs les plus courants dont sont affublés les chiens (mâles ou femelles d’ailleurs !) qui se distinguent en chevauchant (sans retenue !) congénères de même sexe ou opposé, autres espèces animales ou même humains petits ou grands.



Quelques explications simples bousculeront les idées fausses au sujet de certains comportements dits « sexuels » du chien, pour une meilleure perception de la réalité canine.







- Frisco le caniche scandalise sa maîtresse quand il « s’empresse » (me dit celle-ci) sur tout congénère qui passe ! « Les femelle, d’accord je comprends, mais il a les mêmes ardeurs pour les mâles !! »

- Jean Louis me confie que Ulk son Rottweiler « veut culbuter » les visiteuses gênées autant qu’effrayées qui arrivent chez lui.

- Embarrassée, la maîtresse de Toffy le Golden me dit que son chien essaie parfois de « l’attraper » surtout quand son mari s’absente !

- Les maîtres de Suzy la Cocker la surprennent « s’acharnant » sur le chat ou sur Simon leur petit bambin !

- Tokie la femelle Pinscher chevauche l’autre petite Pinsher Siloue et ce plusieurs fois par jour !

- Tyrex le Boxer « s’active » sur son panier tous les soirs devant tout le monde !



Que de personnes gênées et de détours langagiers pour décrire ces situations qui embarrassent au quotidien tant de propriétaires de chiens, qui se méprennent sur la signification de ces comportements.

Que d’anthropomorphisme, de réflexions fantaisistes et d’interprétations erronées à propos de ces conduites de leurs chiens, qu’ils interprètent comme sexuelles !



Les canidés sont actifs sexuellement quand ils sont motivés par l’instinct de reproduction et seulement aux 2 périodes annuelles de chaleurs des femelles. Les mâles, eux disponibles il est vrai toute l’année, sont alors fortement stimulés (jusqu’à se mettre en danger) par les odeurs particulières qu’elles dégagent. La recherche mutuelle d’accouplement est alors légitime et commandée pour la survie d’une espèce.

L’être humain, lui, est sexuellement actif tout au long de l’année et n’est pas pour cela uniquement motivé par le besoin de reproduction ! bien loin de là !!

Voyant le chien de la famille si souvent animé du désir de chevaucher le chat, ses congénères ou même les humains, et en déduire que lui aussi est motivé par une recherche de plaisir ne serait donc qu’anthropomorphisme.

En dehors des périodes d’oestrus des femelles, il est courant chez les canidés d’observer ces chevauchements qui ont alors une valeur sociale. Les chiots les plus déterminés d’une portée, très tôt et bien avant leur puberté, expriment déjà de cette manière leur besoin de communiquer.



Frisco, Ulk et les autres chevauchent donc congénères, humains ou coussins sans que l’enjeu de ce comportement soit la sexualité.

En mimant un pseudo accouplement, nullement « obsédés par la chose » ! ni homosexuels ! ces chiens mâles ou femelles expriment dans les situations décrites plus haut, leur désorientation dans l'organisation de leur cohabitation avec les humains.



Sauf si -comme dans le cas de Frisco le caniche- on ne peut plus croiser un chien sans qu’il soit aussitôt l’objet des ardeurs pseudo-sexuelles de votre compagnon, il n’y a aucune raison de ne pas les laisser régler entre eux ces aspects de communication canine.



Ulk le Rott veut donc gérer toutes les petites amies de Jean Louis, non pas parce qu’il est sensible à leur charme ! mais parce qu’il cherche quel contrôle il pourrait trouver sur l’espace où il vit, y compris sur les êtres qui le peuplent ou le traversent.

Et c’est là qu’il y a problème ! car bien sûr ces comportement inacceptables, outre qu’ils sont particulièrement gênants pour le propriétaire et surtout pour les visiteuses ! peuvent devenir dangereux au niveau de la désorientation de l’animal.

Ulk est dans un système relationnel mal géré avec sa famille, qui ne se rend pas compte qu’en n'établissant pas une meilleure communication avec l'animal, il y a dangerosité potentielle dans leur cohabitation. Et de plus, Ulk montre aussi des conduites agressives vis-à-vis de ses congénères croisés en promenade, qu’il menace ou/et agresse copieusement pour les mêmes raisons.

Les propriétaires de ces chiens sont souvent amenés à envisager la castration qui leur est proposée, pour tenter de réduire ces comportements indésirables de l’animal.

Certes le chien sera alors bien moins sensible aux odeurs des femelles en chaleur, et (un peu) moins en compétition avec les congénères mâles en balade. Mais cela ne réglera rien du problème de fond qui n’a rien à voir avec la sexualité mais avec la communication. Chevauchements (et conduites agressives possibles chez les plus déterminés si l’on s’y oppose) seront toujours les seuls messages canins de Ulk, Toffy, Frisco et les autres, pour dire leur malaise social dans le groupe humain/chien.



Que dire pour finir de Tyrex le Boxer avec son panier et de ce singulier « partenaire » qui se « soumet » tous les soirs…!

Tyrex aussi cherche à dire son malaise, mais de manière moins directe.

D’abord parce que ses propriétaires l’ont fermement découragé très tôt de monter sur leurs jambes, mais sans pour autant lui proposer les échanges quotidiens mieux structurés, dont il aurait eu besoin. Ensuite parce qu’étant chiot dès qu’il s’est exercé à cette activité sur son panier, tout le monde a trouvé cela « si craquant de la part d’un si petit ! » Quel renforcement maladroit!

Tyrex est donc aujourd’hui assez inhibé pour ne pas oser par exemple (comme Toffy le Golden) chevaucher sa propriétaire, mais pas assez pour rediriger ses tensions vécues au quotidien dans son relationnel jusque.... sur son panier.



On comprend que toutes ces conduites sont éléments de communication et que si l’on veut les voir s’atténuer et disparaître, il y aura lieu de réorganiser la relation au sein du groupe familial.

Il ne s’agira pas tant d’utiliser les méthodes du conditionnement en contraignant l’animal avec un dressage, mais bien plutôt de mettre en place justement une bonne communication!

Le chien retrouvera non seulement des comportements plus acceptables socialement, mais aussi une tranquillité émotionnelle bien plus propice à son bon équilibre et sa bonne santé générale.


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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:51

Enfermés, isolés et sans activité: quelle vie pour nos animaux familiers ?
Texte co- rédigé avec Florence Cailliot d'Ivernois éthologue spécialiste du chat


Le collier anti aboiement: ce que j'en pense...



Nos conditions de vie moderne sont-elles toujours compatible avec celles de nos animaux familiers ? Leur offrons-nous l’environnement idéal à leur épanouissement et leur bonheur ?

Rien n’est moins sûr, mais pour bien faire, encore faut-il connaître les besoins vitaux de l’animal dans un contexte naturel.



« Une vie de chien ! »



Nos animaux domestiques souffrent trop souvent de l’inactivité, liée couramment à l’isolement (ne pas avoir accès aux autres congénères ou à d’autres espèces, ne pas pouvoir avoir de relations sociales en général) et également à l’enfermement (espace de vie trop réduit sans possibilité de se dépenser physiquement).

Peu importe que le lieu de vie fasse 200m2 ou seulement 30m2, cela ne change pas leurs besoins : être stimulé, agir, jouer, et se mettre en mouvement pour assurer leur survie.

Cette inactivité est une importante source de troubles du comportement chez les animaux. On ne parle pas vraiment d’ennui chez l’animal, car c’est un sentiment proprement humain. Mais si l’on considère que tout être est constitué d’un capital énergétique permettant la vie, alors disons que nous obligeons l’animal à accumuler cette énergie, sans possibilité de l’utiliser. Ce « trop-plein » doit s’exprimer d’une façon ou d’une autre, et là les ennuis commencent.

Il est démontré que l’enfermement dans un espace réduit avec peu de stimulations sensorielles (lumières changeantes, objets de formes différentes ou sons variés etc.) a deux types de conséquences chez l’animal :

il fabrique moins de neurones et de cellules qui permettent leurs connexions (il ne peut pas devenir « intelligent »)

son cerveau est plus petit et moins ramifié, donc moins efficace que celui d’un animal vivant en liberté, et il assimilera moins bien de nouveaux apprentissages ou de nouvelles expériences.

Or, en laissant un chat, un chien, un cheval ou tout autre animal tout seul des journées durant dans un habitat fermé et silencieux (un appartement, un box, une cage), revient à lui offrir une sorte de « prison dorée ». Certains parlent de « violence invisible ».



Connaître les besoins naturels de son animal.



A quoi les animaux vivant en liberté occupent-ils leurs journées ? Comment divisent-ils leur temps et comment se dépensent-ils ?

Pour respecter au maximum un animal en captivité, il faut connaître son éthogramme, c’est à dire son comportement naturel en liberté.

Un animal consacre une bonne partie de sa journée à la recherche de nourriture (chasser, cueillir, brouter) et à sa consommation.

Il passe aussi beaucoup de temps dans les relations (s’il est un animal social). Cela inclut les phases de jeu, de toilettage mutuel, de reproduction, de recherche de partenaire et de comportement de reconnaissance (c’est bien toi ? Oui, je suis bien de ton espèce, de ton groupe, de ta famille…).

Le marquage du territoire mobilise aussi l’animal : il faut en faire le tour, sentir ses propres traces et en déposer de nouvelles, vérifier à qui appartiennent les différentes odeurs, et le défendre des ennemis ou concurrents potentiels au besoin. Pour les femelles de toutes les espèces (saufs quelques exceptions), l’élevage des petits est une importante source d’activité. Enfin, les animaux se reposent (en ne faisant rien) et dorment une bonne partie de la journée.

A la lumière de ces informations, on constate qu’il ne reste à l’animal domestique qu’une infime partie de ses activités naturelles et nécessaires.

Quand le cheval par exemple est libre toute la journée, sa dépense physique est modérée mais presque constante, avec quelques épisodes brefs de dépense plus intense.

Le chat errant chasse beaucoup et parcours durant de longues heures son territoire (de nuit surtout). Il dort aussi 16 heures par jour environ.

L’homme exerce par exemple sur le chien familier une telle répression de ses diverses activités naturelles qu’il ne reste à celui-ci que peu de possibilité de les pratiquer :

Son comportement alimentaire : plus question de prédation et recherche de nourriture

Son comportement exploratoire : l’activité de flairage est tellement réprimée… que ce soit pour l’identification des êtres humains qui socialement ne supportent pas l’exploration de leur zone génitale !! Ou même celles de ses propres congénères, y compris de leurs excréments !

Son comportement sexuel et de recherche de partenaire : soit drastiquement réprimé, soit exploité voire surexploité dans le cas de l’élevage, sans soucis des affinités entre mâles et femelles.

Son comportement de veille et sommeil : entièrement soumis aux rythmes (changeants) de vie de ses maîtres.

Les animaux de compagnie ont une souplesse et une capacité d’adaptation qui leur permet de vivre malgré des conditions de vie contraignantes mais il y a des « limites » à ne pas dépasser. Le seuil de tolérance varie d’une espèce à l’autre, et d’un individu à l’autre au sein d’une même espèce. Médor supportera ce qui rend fou Rex, et Minette se contentera de ce qui fait pourtant souffrir Félix.



Les conséquences de l’isolement, de la solitude et de l’inactivité


Le tic est un mouvement répétitif qui a pour but de compenser en partie un mal-être, un problème psychologique. Si l’on tente d’empêcher ce tic sans prendre en compte les causes de son apparition, celui-ci sera rapidement remplacé par un autre. Il est donc parfaitement inutile de lutter contre un tic tant qu’on ne s’attaque pas à son origine.



Chez le cheval

Le cheval développera par exemple le « tic de l’ours » : il se dandine d’un antérieur sur l’autre et donne l’impression de se « bercer » tout seul. Tourner sans cesse en rond, ronger le bois ou s’appuyer pour avaler de l’air (« tic aérophagique » ou « tic à l’appui ») sont autant de tics qui expriment chez l’équidé un malaise évident.



Chez le chat

Une multitude d’actions « déviantes » et de tics peuvent s’installer dans son comportement, comme l’agressivité envers les maîtres ou/et la pratique excessive de comportements naturels. Se toiletter jusqu’à la dépilation, gratter des « heures durant » la litière, jouer avec la nourriture ou les déjections, manger du tissu (ce qui peut entraîner des occlusions intestinales), ou bien grignoter des plantes etc. Tous ces comportements peuvent être le lot de chats trop inactifs qui occupent leur temps comme ils peuvent ! D’autre part, si le propriétaire représente pour l’animal sa seule source d’activité de la journée (matin et soir avant et après le travail), il peut devenir hyper-affectueux mais surtout hyperactif la nuit et réveiller toute la maisonnée.



Chez le chien

Animal social et de contact, le chien peut souffrir de rester seul de trop nombreuses heures dans la journée. Des activités de destruction de l’appartement (mobilier, vêtements, matériels divers) viennent signaler sa détresse dans cette solitude ( attention : il arrive que certaines destructions aient un autre motif, et elles sont alors plutôt dirigées sur les fenêtres, murs ou portes de sorties)

Des gémissements, aboiements, hurlements, des salivations excessives (et qui inondent le sol !) , des diarrhées ou des activités auto-centrées de léchage sont également observées, et certaines de ces manifestations pouvant même s’additionner.

Un chien laissé seul dans un jardin peut s’en prendre aux plantations ou faire des trous dans la pelouse, voire déambuler nerveusement derrière la clôture (sans jamais changer son trajet) et exprimer là un malaise rarement repéré comme tel.

Qu’il soit bien entendu que les destructions diverses ne sont pas des vengeances comme il est encore trop souvent conclu ! Le chien ne fait alors que rediriger la détresse émotive qu’il ressent, en actions de grattages ou mâchouillements de son environnement, et ce pour tenter de se libérer de ses tensions.



Chez les rongeurs, poissons et oiseaux

Les rongeurs passeront leur temps à grignoter les barreaux de la cage, s’auto mutileront ou se battre s’ils sont trop nombreux dans une cage trop exiguë.

On peut difficilement interagir avec un poisson, contrairement à d’autres animaux familiers auxquels on peut servir de compagnons sociaux. Pour cette raison, mettre tout seul en aquarium un poisson social fait prendre le risque de le voir devenir fou, malade et qu’il meure de solitude.

Les oiseaux auront tendance à se faire les plumes à l’excès, quitte à réellement se déplumer. Perte d’appétit et immobilité pouvant aussi traduire le mal-être d’un animal qui est trop seul et inactif.

L’inactivité peut entraîner chez tous les animaux domestiques une dépression chronique souvent confondue avec un tempérament paresseux, un peu mou et « plan-plan ».



Les solutions
Des solutions existent, encore faut-il se donner les moyens de les mettre en œuvre.

Si l’espèce est sociale, veiller à proposer un ou plusieurs copains à notre animal est une constante. Pour l’inactivité et la claustration, on s’attachera à agrandir l’espace de vie et à proposer des objets ou des activités qui occuperont l’animal.



Pour le cheval

Il faut prévoir un box plus spacieux et le mettre en liberté, si possible en pâture, grand minimum 2 heures par jour.

Sachant que le cheval est un animal essentiellement social, il a grand besoin de bénéficier de la compagnie de ses congénères et pas seulement de la compagnie humaine.

En liberté, des groupes de chevaux parcourent de longues distances et jouent ensembles, pratiquent des toilettages mutuels et multiplient les interactions nécessaires à leur équilibre psychologique.

Pour pallier l’isolement, on installera dans le pré au moins 2 ou plusieurs chevaux en même temps et si possible ayant des affinités et s’entendant bien (et alors plus besoin de les occuper quand ils sont au box) La mise en présence d’autres espèces (âne, chèvre, chien etc.) ne remplace pas un congénère, mais c’est mieux que rien.

Pour soulager le cheval de l’inactivité dans son box, on peut y mettre des jouets à sa disposition, diviser les phases de travail en plusieurs séances réparties dans la journée. L’occuper aussi avec du foin et remplacer sa litière non comestible par de la paille (s’il en mange trop, il faudrait revoir son alimentation) Enfin, on peut répartir sa ration journalière en 3 ou 4 repas.



Pour un chat

On peut aussi mettre des jouets à sa disposition, mais s’il n’y personne pour les mettre en mouvement, autant s’abstenir de frais inutiles ! Seulement 2 ou 3 jeux bien choisis peuvent faire le bonheur des chats, mais un compagnon de jeu avec lequel il s’entende bien peut faire des miracles. Un compagnon d’une autre espèce peut aussi s’avérer être un bon remède (ou un enfer…gare à la socialisation précoce de l’un et de l’autre !)

De récentes recherches scientifiques ont prouvé que contrairement à ce qu’on l’on croit généralement, le chat domestique est plutôt un animal social. Il peut donc être salutaire d’adopter en même temps un chaton et un de ses frères et sœurs (recommandation d’autant plus évidente si le chat doit vivre dans un appartement ou une maison où il n’aura pas accès à l’extérieur). Ce qui ne sera pas utile pour un chat qui peut se balader à sa guise dans les environs.



Pour le chien
La première précaution à prendre si l’on doit s’absenter chaque jour pour son travail est de ne pas favoriser chez lui une hyper dépendance dès son jeune âge.

Trop de stimulations ou contacts quand on est à la maison le laissent immanquablement d’autant plus dans le vide quand on s’absente ! Il s’agira de trouver le bon équilibre entre trop et puis plus rien ! Ensuite l’initier à exercer sa mâchoire sur des os de buffles ou autres jouets réservés à cet effet, qu’il aura donc toujours à disposition.

Bien sûr les promenades sont pour le chien l’indispensable besoin (et distraction à la fois !) qu’il faut lui réserver plusieurs fois par jour, et même s’il dispose d’un jardin (combien se dispensent de sortir leur chien sous prétexte qu’il a un grand espace vert ! C’est douloureusement le limiter).

Il peut ainsi exercer son comportement exploratoire et découvrir avec délice les 1000 odeurs qui jalonnent la balade. A l’entretien de sa socialisation (aussi bien à ses congénères qu’aux humains rencontrés) s’ajoute bien sûr une salutaire dépense d’énergie qui devra être adaptée à la race comme à l’âge de l’animal.

Quant à lui proposer un compagnon de vie (chien ou chat) attention à la socialisation précoce de chacun (se reporter à l’article cohabitation du n°18)



Pour les rongeurs

On peut envisager d’investir dans une cage plus grande à plusieurs étages, en y installant différents abris (sans trop les bouger par la suite, pour qu’ils restent des lieux sécurisants).

L’essentiel étant de leur fournir régulièrement de l’herbe fraîche, des bouts de tissus (qu’ils gigotent en tous sens pour se faire des coins de repos) des objets à ronger que l’on changera souvent pour casser la routine (différents morceaux de bois, des carottes, des biscuits, etc)

Le tout est de varier les supports pour que le petit animal puisse courir (une roue est généralement conseillée).



Le poisson a lui aussi besoin d’un minimum d’activité et de stimulations !

Introduire des plantes et différents objets dans un aquarium (en changeant régulièrement leur disposition) est une bonne idée. Encore faut-il que celui-ci ne soit pas rond. Généralement, cela rend fou les poissons pour des raisons encore non élucidées (peut-être voient-ils l’extérieur tout déformé par la courbure du verre ?).

Mettre en place un système de courant artificiel est « un must » : cela permet aux poissons d’aller à contre-courant, ce qui représente une bonne dépense d’énergie.



Chez les oiseaux

Le vol constituant leur activité principale, hormis de les laisser s’y exercer un peu dans la maison, (ce qui n’est pas sans risque !) il existe peu de solution pour pallier leur inactivité.

Plus la cage est grande, mieux c’est, et garnie de sèches ou objets leur permettant de se faire le bec, avec de temps en temps des fruits frais correspondants à leur régime spécifique.

Mais c’est si agréable de voir des piafs venir manger les graines qu’on leur dispose dans une cabane à oiseaux, à l’air libre…



Sachons enfin que nos animaux peuvent aussi souffrir exactement du contraire, c’est à dire d’hyper stimulations de leur environnement. (Trop d’exercice, trop de bruit, de lumière, de va-et-vient, de changements de conditions de vie…etc.), mais c’est une autre histoire.

Captifs, dépendants … ils sont à notre merci, alors apprenons à respecter leurs besoins naturels.


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MessageSujet: Re: Éthologie    Sam 9 Avr - 4:51

N'importe quel chien peut mordre... et même un membre de sa famille!
co- rédaction de Danièle Mirat et

Laurence Bruder-Sergent, site: http://www.comportement-canin.com



Les personnes mordues par un chien le sont majoritairement par celui de la famille ou d’un proche, et selon les études menées à ce sujet, en France ou ailleurs en Europe, aux USA ou au Canada, les principales victimes sont les enfants.

De plus, dans ces bilans de morsures, les races les plus représentées ont été celles considérées comme non dangereuses par le législateur, voire même décrites comme « inoffensives » ! par certains professionnels

Nous avons donc choisi d’évoquer dans cet article les agressions dont on peut être victime de la part de son propre animal ou de celui d’un proche.

Les conduites agressives d’un chien ne sont généralement pas mono causales, aussi peut-il être dangereux de vouloir trop schématiser et généraliser. C’est par l’étude minutieuse et personnalisée des contextes socio familiaux, avec l’aide d’un spécialiste des interactions de l’Homme et du Chien, que l’on arrivera à discerner avec précision les motivations à l’origine d’une conduite agressive.

Dans un souci de prévention, nous allons tout de même tenter d’éclairer quelque peu sur les causes d’agressions du chien familier, pour aider à les éviter.



Comment un chien en vient-il à adopter des conduites agressives sur ses proches ?



Aucun comportement ne peut être expliqué hors de la situation dans laquelle il apparaît. L’attitude agressive n’échappe pas à cette règle, et c’est ainsi qu’un chien n’est jamais « méchant* » ou « agressif », comme cela et pour rien, au milieu de nulle part.

Quand l’animal grogne (souvent ou occasionnellement) dans des circonstances identiques ou variables, il envoie des « messages » que ses maîtres ne doivent ni ignorer ni banaliser.

Considérer que « ce chien a simplement mauvais caractère », c’est déjà s’exposer à une agression au moment où l’on ne s’y attendra pas, qui laissera dans l’incompréhension de ce qui s’est passé, avec la peur de la récidive et un fort sentiment d’ingratitude de la part de ce chien si chéri.

Souvent inexplicables pour leurs victimes non informées, ces conduites agressives du chien ont pourtant toutes (d’un point de vue canin s’entend !) leurs motivations légitimes.

Un comportement, que l’on peut définir comme un état temporaire, le plus souvent adaptatif, est une réponse à ce qui est vécu par l’individu.

Pour le comprendre, il faut donc connaître les émotions qui l’animent. On cherchera les causes et déclencheurs dans le milieu de vie, et on examinera les circonstances et buts recherchés par le chien qui a mordu. L’examen de la situation portera également sur le déroulement de chacune des 3 phases d’une séquence d’agression, et l’on pourra alors comprendre comment on a pu en arriver à la morsure.



* « Méchant » ne devrait pas être employé pour qualifier un chien qui menace ou mord, car la notion de nuire à l’autre, contenue dans ce mot, ne peut pas être appliquée au chien.



Une conduite agressive (affrontement codifié et ritualisé) avec ses 3 phases et leurs fonctions



C’est l’aspect ritualisé de ces phases qui rend les choses prévisibles par les chiens entre eux mais aussi par les humains qui en sont avertis, et qui ainsi peuvent s’y adapter.

De manière générale, la conduite agressive du chien qui veut -faire cesser- ou -obtenir- se déroule en 3 étapes :



· 1ère étape : la menace

La menace est normalement destinée à intimider un individu et éviter l’attaque proprement dite, si cela est possible. Le chien tente de prévenir l’autre qu’il ne sera pas sans risque de continuer dans ce qu’il a entrepris. En cas d’inefficacité, la menace sera mise à exécution par morsure.

A noter que dans le comportement de prédation (poursuite et morsures sur proie) la phase de menace n’existe pas : ce qui serait une bien piètre technique de chasse, convenons-en !!

A noter également que cette phase de menace est volontairement supprimée par un apprentissage spécifique dans le dressage au mordant (voir + loin)



Les principales expressions corporelles de la menace

Dans l’attitude offensive, l’animal se tient droit et les pattes raidies, le poil hérissé, la queue haute, les oreilles vers l’avant.

Dans l’attitude défensive, l’animal se tient plutôt l’échine abaissée et hérissée, la queue basse voire rabattue, les oreilles en arrière.

Ces attitudes sont accompagnées :

· de grognements plus ou moins sonores et/ou d’aboiements

· de mimiques faciales avec museau retroussé (plus les dents sont découvertes, plus le regard est fixe et/ou la pupille dilatée, plus c’est à prendre au sérieux !)



La menace : savoir la respecter

Ces signaux canins, posturaux et sonores, parfaitement « signifiants » entre congénères, reçoivent évidemment les réponses canines adaptées.*

Par contre, les êtres humains décodent et interprètent souvent mal les menaces de leurs chiens (surtout les plus jeunes enfants), et en conséquence ne produisent pas les réponses adéquates. S’il est capital de savoir reconnaître les signaux de menace d’un chien, il l’est tout autant de les respecter. Car si l’animal menace, c’est pour prévenir son entourage que quelque chose l’inquiète ou lui fait peur, l’incommode ou lui fait mal, et qu’il souhaite que cela cesse.

Pour échapper à l’inévitable morsure qui suit une menace non respectée, le mieux est de ne pas insister dans la voie engagée.



(* à noter cependant que par sélection artificielle ou par chirurgies de convenance, l’homme a produit ou modifié des chiens qui entre eux, ont un langage gestuel bien moins finement expressif – par les yeux perdus sous les poils, les oreilles trop longues et tombantes, la queue coupée, etc.)



· 2ème étape : passage à l’acte, la morsure



Prise en gueule plus ou moins fortement tenue, dosée et lâchée en fonction de la situation et de l’adversaire, la morsure n’est pas faite pour tuer sauf dans 2 cas bien particuliers*.

Le chien dose, maintient puis lâche sa prise en gueule, selon la réaction combative ou soumise de l’autre.

C’est dans ses interactions avec sa fratrie et sa mère (jeux/batailles) au cours de ses premières 8 semaines de vie, que le chiot apprend ces phases rituelles des combats en dosant sa morsure (on parle d’apprentissage de l’inhibition de la morsure).

Toute la qualité de la socialisation du jeune âge d’un chiot montre ici son importance capitale.



*cas particuliers :

-- la poursuite, saisie et morsure dite « délabrante » d’une proie. Nous en connaissons tous l’illustration familiale, avec la peluche (proie) que notre chiot ou chien tient en gueule et secoue vigoureusement de droite à gauche pour la « tuer » !!

-- le dressage au mordant, où même si l’adversaire se « soumet » c'est-à-dire ne bouge plus, le chien continue de tenir fortement et ne lâchera pas sans ordre du maître



· 3ème étape : l’apaisement

Le « vainqueur » posant sa patte sur l’autre ou en le léchant marque la fin du combat, pour éteindre toute velléité agressive et signaler la paix revenue (attention donc à ne pas interpréter ces léchages et patte tendue sur le maître qui vient de se faire mordre, pour des gestes de repentance !)



Les différentes formes d’agressions



Le stimulus déclencheur d’une agression, peut être endogène (si sa source se trouve dans l’organisme de l’individu lui-même, par exemple une douleur, une peur, la faim…) ou exogène (s’il provient de son environnement perceptif, de son milieu de vie comme le comportement d’un congénère ou d’une autre espèce). L’un de ces stimuli pouvant éventuellement provoquer l’autre : quand le comportement d’un autre (stimulus exogène) va éveiller la peur (stimulus endogène).

Il a été observé différentes formes d’agressions chez le chien, et en 1969, l’éthologiste américain K.E Moyer en a proposé une classification qui fait autorité et permet de les distinguer. Nous avons retenu les plus courantes, et les examiner aidera à mieux s’en préserver au sein de la famille :



· L’agression à caractère hiérarchique

Entre canidés, cette agression (pas faite pour tuer) sert à marquer sa supériorité, à affirmer son pouvoir sur l’autre. Toujours impressionnante, parfois violente mais souvent brève, elle est courante entre mâles. Chaque individu va tenter de se faire plus fort, plus bruyant, plus grand qu’il n’est pour impressionner l’autre, aussi bien dans la phase de menace que dans celle de l’attaque. Cette agression cesse quand l’un des deux adopte une posture de soumission plus ou moins marquée, ou bien prend la fuite.

Le chien de la famille peut agresser de cette manière un membre de sa famille pour défendre ou maintenir des privilèges qui lui sont laissés au quotidien, et que l’on remet en question. Exemple très connu: le chien qui occupe librement fauteuils et canapés, et qui grogne quand on le pousse pour s’y installer, et va jusqu’à mordre si on insiste trop !



· L’agression par irritation ou douleur

Pour tenter d’échapper à une souffrance (le pied qui lui marche dessus ou la main qui caresse trop rudement) le chien peut grogner et mordre.

Souvent observée chez l’animal vieillissant et plein de douleurs, malmené par un enfant par exemple, ou lors de soins à exercer sur un animal malade, ou lors de toilettages ou brossages répétitifs et redoutés, etc. Dans cette agression, il arrive que la première phase de menace soit inexistante : quand on a mal, il faut que cela s’arrête tout de suite : pas le temps de prévenir que ça va mal !



· L’agression par peur

Sans doute la plus fréquente alors même que cette émotion est l’une des plus mal reconnues par les maîtres.

C’est le franchissement brusque de sa distance dite « critique »* qui fait craindre à l’animal cette intrusion, surtout s’il n’a aucune possibilité de fuite. C’est le cas du chien tenu en laisse qui voit s’approcher un congénère ou un humain qui l’inquiète. Sans pouvoir fuir pour rétablir la distance critique, il ne reste à ce chien effrayé qu’à menacer pour faire fuir ou reculer l’autre et mordre si la menace n’a pas fonctionné.

C’est le cas également très courant, du chien qui prend peur quand on le poursuit pour le punir ou lui reprendre un chapardage, jusqu’à l’acculer dans un espace restreint, derrière ou sous un meuble. Mis dans une situation sans issue, il n’a plus d’autre ressource d’autodéfense que menacer ou même mordre la main qui s’avance et qui veut absolument l’attraper.

L’abord du chien par surprise (entre autre quand il dort, quand il mange…) suscite sa peur et sa réaction peut être celle de la menace.



Dans nombre d’agressions motivées par la peur, les 3 phases peuvent être rendues un peu floues par l’intensité de l’émotion qui pousse l’animal à des réactions extrêmes. On comprend que pousser ainsi un animal jusque dans ses derniers retranchements, fait prendre de grands risques de morsures très graves parce qu’exercées parfois avec l’énergie du désespoir par le chien.



* distance critique : zone personnelle limite (fluctuante en fonction du sujet, de son histoire, son état émotionnel et des contextes) que « dessine » un individu autour de lui et dans laquelle il peut ou non tolérer une approche. Le franchissement rapide de cette zone déclenche la peur.



· L’agression instrumentale ou morsure dite « instrumentalisée »

C’est l’agression la plus dangereuse, parce que l’étape de la menace n’existe plus.



--> Elle est le résultat d’un apprentissage volontaire dans le cas du dressage au « mordant* ».

Le but de cette technique est d’obtenir que le chien attaque une personne ciblée, automatiquement et sur ordre, et bien sûr sans la prévenir, pour ne la lâcher que sur ordre également. L’animal devient une arme, sa morsure est dite « instrumentalisée » (à ne mettre, on s’en rend compte, que dans des mains très expertes !), puisqu’on s’en sert comme d’un instrument !

* Ce dressage ne devrait être réservé qu’à des chiens qui seront employés à des métiers de la défense et/ou de l’attaque (police, armée par ex.) et effectué par des professionnels habilités.

Pour ce qui est d’un chien de famille qui serait dressé ainsi, on peut imaginer que dans un contexte de stress intense l’animal se désorganise émotionnellement, et échappe au contrôle de son maître en déclenchant une attaque violente



--> Ce peut être également un apprentissage involontaire:

Ex : un chien confronté à une situation stressante et qui se répète. Les toilettage douloureux ou les contraintes en espace restreint se reproduisant par exemple, signalent à l’animal que ses menaces sont inutiles et impulsivement il passe directement à la morsure. C’est désormais l’imprévisibilité de ses attaques qui rend l’animal dangereux.



On l’aura compris, n’importe quel chien peut mordre, il suffit déjà pour cela qu’il ait peur ou mal.

Et même si pour lui le motif premier de son agression n’est pas la peur, cette émotion colore plus ou moins tout affrontement avec un ou des membre(s) de sa famille.

D’autres formes d’agressions du chien existent comme l’agression redirigée (quand l’animal ne peut atteindre ce qui l’agresse ou lui fait peur et qui se retourne sur celui -humain ou congénère- qui se trouve près de lui), l’agression maternelle (le cas de la mère qui protège ses petits), l’agression territoriale, ou encore celle liée à la convoitise ou possession de nourriture ou d’objet … Ces morsures sont un peu moins nombreuses, au moins parce que beaucoup savent s’approcher d’une mère et de ses petits avec précautions et comprennent qu’il ne faut pas déranger un chien qui mange, sous peine, chez certains sujets sensibles, de déclencher les plus grandes (et légitimes) inquiétudes.

Danièle Mirat - Caniconsultante
Site Internet: http://www.communicanis.com
Courriel: daniele.mirat@gmail.com

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